Téléchargement illégal: une ville se fait couper son accès Wi-Fi!
La semaine dernière, Sony
Entertainment a demandé à la ville de Coshocton de couper l’accès à son
Wi-Fi municipal, car un citoyen avait utilisé ce réseau pour
télécharger illégalement l’un des films de son catalogue.
Conséquemment, 11 000 habitants ont perdu leur accès Wi-Fi gratuit.
La vice-présidente de Motion Picture of
America, Elizabeth Kaltman, affirme que le problème est imputable à la
génération de jeunes qui a grandi avec l’instantanéité d’Internet et
l’accessibilité des ordinateurs. Ces jeunes auraient comme philosophie
«Si c’est disponible sur le Web, je peux le prendre», contre laquelle
l’industrie du divertissement doit lutter tous les jours,
rappelle-t-elle.
«De plus en plus d’alternatives légales au piratage sont proposées
sur le Web, indique Mme Kaltman, et l’industrie enquête pour tenter de
remonter jusqu’à la source des actes de piratage». Une accusation de
téléchargement illégal est susceptible d’engendrer une amende de 150
000 $US au civil.
La petite ville de l’Ohio avait implanté un réseau Wi-Fi
il y a cinq ans dans une partie de la ville pour que les habitants et
les employés des services officiels puissent facilement accéder à
Internet.
Une simple demande de Sony a donc privé une dizaine de milliers
d’habitants de leur connexion sans fil à cause d’un seul pirate, bien
que la loi américaine ne les y oblige pas.
La ville a néanmoins fait ses devoirs et étudie la possibilité
d’utiliser un programme de filtrage servant à prévenir le
téléchargement illégal, entre autres. Or, cette solution est très
dispendieuse: près de 5 000 $US pour l’implémentation et l’équipement,
en plus des frais annuels s’élevant à 900 $US.