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Le CLIC, sa raison d'être et ses réalisations selon Nathalie Fortin

Rassurez-vous, le CLIC, dont on vous parle, n’est ni une marque de pois chiches ou de lentilles, ni un appareil-photo mais un organisme communautaire créé dans Bordeaux-Cartierville, que sa directrice Nathalie Fortin décrit en marge du lancement récent du plan d’action en développement social.

Les quatre lettres du mot CLIC forment l’acronyme du «conseil local des intervenants communautaires», un organisme à but non lucratif dont la mission est de favoriser la concertation et participer à des actions communes impliquant les gens du quartier. Avec le dévoilement du plan d’action intitulé «Bordeaux-Cartierville, quartier de tous les possibles», le CLIC a rempli une obligation qui lui revenait comme dans tous les organismes semblables établis dans d’autres arrondissements montréalais. C’était une responsabilité du Conseil de tracer les grands axes de développement social de la communauté, à partir d’une réflexion sur l’avenir du quartier avec le public selon Nathalie Fortin qui oeuvre au CLIC depuis 12 ans.

La préparation du plan d’action a mobilisé 170 personnes représentant des organismes, incluant 55 participants individuels. On a mis près d’un an pour réaliser ce plan qui compte 158 pages, et qui est le fruit de plusieurs réunions de travail, consultations, recherches statistiques et sondages auprès des résidents. Le plan est un livre de bord, un manuel d’instruction

Il était temps d’agir

Perçu comme «un quartier à deux vitesses», en raison du voisinage de la pauvreté et de la richesse, l’idée de créer le CLIC pour transformer cette triste réalité est apparue lors d’un colloque en 1991. Organisme relevant du CLSC Bordeaux-Cartierville à ses débuts, le CLIC est devenu une des 30 «tables de quartier» où les enjeux sociaux sont l’objet de discussions et de prises de position.

Un virage à 180 degrés

Chacun sait que Cartierville n’avait pas bonne presse il y a à peine 10 ans. On parlait de «CRACKtierville», tellement le district était connu pour le trafic de drogues et autres activités criminelles en particulier dans le secteur très défavorisé des multiplex entre Grenet et Laurentien. Tout cela a bien changé à la faveur des interventions des pouvoirs publics et des groupes communautaires. Il en va ainsi du secteur de Place L’Acadie dont l’état de délabrement des immeubles engendrait de fréquents appels aux pompiers, dont le nombre a diminué radicalement (de 2000 à 250 en quelques années) avec la reconstruction. Ici aussi, le CLIC est à l’origine de ce coup de barre salutaire qui a permis de reconstruire un ensemble résidentiel de qualité.

Il en va également des efforts d’embellissement avec l’aménagement de ruelles vertes et le verdissement des espaces disponibles ainsi que les fêtes de quartier qui rapprochent les gens. La création d’une maison de quartier rejoint les préoccupations d’une multitude de citoyens lors des rencontres en marge du plan d’action. «C’est un besoin qu’on espère combler dans les prochaines années», estime Nathalie Fortin qui espérait jusqu’à récemment, pouvoir recycler l’église Sainte-Odile, rue de Salaberry.

Des questions touchant la circulation et le transport, la mise en valeur du Bois de Saraguay, les relations interculturelles et l’engagement citoyen figurent également à l’ordre du jour du CLIC. Le CLIC compte 73 membres, des groupes communautaires, des institutions, des élus et quelques citoyens à titre individuel. Parmi les bailleurs de fonds de l’organisme, figurent Centraide, l’Agence de la Santé et la Ville. On s’informe au www.clic-bc.ca

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