Des petits déjeuners qui font la différence
Ce dernier, qui en est à sa 8e mouture, a permis d’amasser environ 350 000 $ depuis sa création en 2006 pour fournir des déjeuners aux écoles François La Bernarde, Saint-Octave, Saint-Marcel et Montmartre.
Selon Pierrette Joly, responsable du programme et directrice de l’organisme Action secours, Vie d’Espoir (ASVE) ces petits déjeuners font une grande différence dans la vie des enfants qui en bénéficient chaque semaine.
« Ces petits déjeuners contribuent non seulement au bon fonctionnement des enfants à l’école, mais ça nous permet aussi de créer des liens avec eux et de leur donner de l’amour, signale l’intervenante. Cette proximité avec les enfants nous a permis dans certains cas de déceler certains problèmes et d’y trouver une solution. »
Parmi toutes les anecdotes et les souvenirs de Mme Joly, une en particulière lui rappelle à quel point son travail est important.
« Une fois, une petite fille est venue me voir pour me demander de lui emballer deux toasts, lorsque je lui ai demandé pourquoi, elle m’a dit qu’elle voulait les garder pour le souper de sa mère, raconte vraisemblablement émue la directrice. Ça m’a fendu le cœur et je me suis rendu compte à quel point ces petits déjeuners étaient précieux pour nos enfants. »
Un besoin à combler
Les petits déjeuners ont vu le jour grâce à la générosité des enseignants qui n’ont pas hésité à demander de l’aide pour des élèves en situation difficile.
« Plusieurs enseignants ont cherché de l’aide lorsqu’ils ont été témoins de nombreux cas d’enfants qui arrivaient à l’école sans avoir mangé ou qui avaient » oublié » leur boîte à lunch, dit-elle. Il y a même une enseignante qui avait un petit frigo avec des collations dans sa classe », signale Mme Joly.
Selon l’intervenante, plusieurs facteurs sont à l’origine de la mauvaise alimentation des enfants. « Il y a beaucoup de parents qui n’ont pas les moyens économiques, d’autres qui n’ont pas le temps de s’occuper des enfants le matin, il y a aussi des parents avec des déficiences ou ceux qui sont tout simplement négligents. »
C’est aussi ce que signifie Hugo Thiffault, directeur de l’école primaire Saint-Marcel où l’on distribue des petits déjeuners depuis environ cinq ans.
« Nous sommes conscients de l’importance de ces petits déjeuners. Les enfants ne pourraient pas être aussi performants et ça aide beaucoup les familles en situation précaire, dit-il. Si les petits déjeuners ne seraient plus disponibles nous serions très déçus et inquiets. »
Il ajoute que ce programme aide aussi à l’intégration des élèves des classes d’accueil qui ne viennent pas nécessairement du secteur et doivent faire de longs trajets avant d’arriver à l’école.
Des sourires garantis
Guy Girard, responsable du transport et de la distribution des petits déjeuners à l’école François La Bernarde, mentionne que la réaction des enfants est plus que positive lorsqu’ils voient arriver les boîtes le matin.
« On le voit tout de suite, il y a quelques familles pour lesquelles ça fait vraiment une différence. Les enfants sont contents de nous voir arriver et souvent ils prennent même le temps de nous remercier, alors je suis convaincu que ça vaut la peine de faire tous ses efforts pour les enfants. »
À lire également
– 800 personnes réunies pour les P’tits déjeuners de l’espoir de la Pointe-de-l’Île