Soutenez

L'intérêt se maintient pour les camps de jour

«On ne peut pas satisfaire tout le monde, l’offre est bien inférieure à la demande», soutient la directrice des camps de jour de Pierrefonds, Lisa Mancini, dont les camps reçoivent une moyenne de 1200 enfants par année. «Un chiffre constant», selon elle.

«Les camps de jour de Pierrefonds» est un organisme indépendant travaillant conjointement avec l’arrondissement. Selon la directrice, les camps affichent complet depuis plusieurs années. C’est la capacité d’accueil de l’infrastructure qui établit la limite du nombre d’enfants, et non l’intérêt pour un camp en particulier. Il y a d’autres camps spécialisés ou religieux qui ne travaillent pas de concert avec la ville.

À Dollard-des-Ormeaux, Marc Trudel est directeur des camps de DDO depuis plus de 10 ans. Lui ne tient pas le même discours, il constate une baisse de 15% du nombre d’enfants dans les camps. L’explication réside dans la profusion de camps spécialisés «l’offre est plus grande qu’avant, avec des camps qui n’existaient pas autrefois».

Les camps dont il est le président sont polyvalents ou réguliers avec du sport, des sorties, des jeux. C’est le créneau que les camps de DDO ont voulu conserver. Ils ont cette année 300 enfants, alors que le plus populaire des camps spécialisés en a 100.

La ville de Dollard-des-Ormeaux permet une utilisation de ses infrastructures et offre sa collaboration pour cet organisme sans but lucratif indépendant.

Le prix reste bas à DDO, 150$ pour 2 mois de camps pour les résidents de la ville tandis qu’à Pierrefonds, le prix d’une semaine en camp régulier est de 135$

Pas de relève

«Les jeunes de 6-8 ans étaient nombreux il y a quelques années, mais ils ne fréquentent plus les camps de jour. Ils auraient dû logiquement prendre la relève du groupe des pré-ados par la suite, or, cette tendance ne s’observe pas», remarque Marc Trudel. Les jeunes préfèreraient rester à la maison, regarder la télé ou surfer sur Internet, d’après un sondage non exhaustif auprès des parents. Un nouveau phénomène de sédentarité des jeunes s’observe, que le président trouve «inquiétant». «L’ordinateur a triomphé dans certaines familles», insiste Marc Trudel, en rappelant l’importance des activités de plein-air.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.