La Taverne Magnan quitte les lieux
Après 82 ans de services, la Taverne Magnan, aux coins de St-Patrick et Charlevoix, fermera ses portes le 21 décembre, a annoncé la famille Magnan, mardi.
Les raisons qui mènent à cette fermeture sont multiples. D’abord, la transformation du quartier en zone résidentielle a affecté le roulement de la clientèle. «Le quartier est un ancien parc industriel et les travailleurs venaient ici. On avait 450 sièges et on pouvait servir jusqu’à 600 repas, le midi, le soir. Les entreprises sont parties et on a perdu cette clientèle qui a été remplacée par des résidents. Ce sont des gens de condos, des gens de soir et ils viennent à deux, ils ne viennent pas en groupe de 15», explique Alain Gauthier, le directeur général de la Taverne.
Le déclin de la clientèle a débuté il y a près de dix ans. «Il paraît que les gens faisaient la file pour venir manger ici», lance Michael, cuisinier au Magnan, qui travaille au restaurant depuis quatre ans. Avec cette nouvelle, son destin demeure incertain. «Je ne sais pas encore ce que je vais faire après le Magnan», dit-il. Le personnel du restaurant est composé de près de 65 personnes.
Parmi les autres raisons de fermetures soulevées, la compétition féroce des nombreux restaurants qui surgissent dans le secteur est déterminante. Aussi, l’augmentation faramineuse du coût de la viande, les travaux routiers qui s’éternisent dans les environs et qui font fuir la clientèle et diverses mesures de taxation qui affectent leurs revenus.
La famille Magnan tient à souligner que la Boucherie Magnan Cuisine, au Dix30, à Brossard, restera ouverte.