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Boileau hanté par son blogue

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
La semaine dernière, le conseiller Carl Boileau, qui siégeait à titre d’indépendant depuis cinq mois, a annoncé qu’il joignait les rangs de Vision Montréal. Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, le conseiller Alex Norris, lui a rappelé un billet de son blogue, où il dénonçait les élus transfuges.

Dans un texte mis en ligne le 24 octobre 2008 sur le site radicarl.net (qui aujourd’hui est hébergé à l’adresse carlboileau.com), M. Boileau écrivait :

« Vraiment, je ne comprends pas que dans un système soi-disant démocratique, nous tolérons encore la pratique des transfuges. Franchement, quand la population vote dans une élection, elle élit un représentant dans un parti politique donné. De la sorte, le contrat moral devrait imposer que l’on respecte le mandat idéologique octroyé par la population (c’est-à-dire la démocratie). Mais non, à l’ère de l’individualisme triomphant, les députés peuvent retourner leur veste comme bon leur semble; une pratique qui prête flanc aux pires manipulations politiques … Voire carrément à la normalisation de la corruption. Après, il faudrait s’étonner que les citoyens soient cyniques envers les politiciens ».

En s’appuyant sur ce texte, M. Norris a demandé à son collègue comment il se « réconciliait avec cette déclaration contre les transfuges, alors qu’il en était un lui-même ».

À cela, M. Boileau a répliqué qu’il « assumait totalement ses propos, mais qu’à l’époque, il parlait principalement des élus provinciaux et fédéraux ». Il a répété que lorsqu’il a quitté la formation Projet Montréal, il a siégé à titre d’indépendant, avant de rejoindre le parti de Louise Harel.

En entrevue avec le journal Le Plateau, M. Norris a indiqué que cette situation témoigne des « incohérences dans les positions prises par M. Boileau ».

« Le changement radical du discours de Carl est venu après que Richard Bergeron, appuyé par les instances du parti, l’informe qu’on ne souhaitait pas qu’il se représente pour notre équipe, car on était insatisfait de son bilan. Il avait un tout autre discours avant ça. C’est de l’opportunisme de sa part. Il est nécessaire de le souligner », estime M. Norris.

Il soutient que les raisons avancées par le conseiller de De Lorimier ne sont pas convaincantes, puisque « toutes les positions [Projet Montréal] qu’il dénonce maintenant, il les a appuyées avec enthousiasme ».

Le journal Le Plateau a sollicité une entrevue auprès de M. Boileau. Son attaché de presse, Olivier Lapierre, nous a fait parvenir cette réponse par courriel:

« À la mi-mandat, j’ai fait un bilan, et j’ai constaté que les projets pour lesquels j’ai été élu étaient bloqués par l’administration Ferrandez-Bergeron. Après une pause comme indépendant pendant cinq mois, j’ai compris qu’à la veille des prochaines élections, Vision Montréal est le meilleur véhicule politique pour l’avancement des projets de mes citoyens, et ce, de façon consensuelle ».

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