Une usine d’asphalte dans l’Est ?
Lors d’un point de presse, le 3 avril, Mme Rouleau accompagnait la chef de Vision Montréal, Louise Harel, pour demander à l’actuel maire de Montréal, Michael Applebaum, qu’une étude de faisabilité se fasse sur la possibilité de créer une usine municipale d’asphaltage. Une proposition qui a eu des échos favorables, selon Mme Rouleau.
« On a la matière première, on est collé sur les usines de raffinerie qui produisent les matières premières, c’est une source d’emploi et, puisqu’on est dans l’innovation, ça se fera selon les règles de développement durable », fait savoir la mairesse de RDP-PAT lorsqu’on la questionne sur les probabilités qu’une usine ouvre à Montréal.
Pris entre l’arbre et l’écorce
Il y a quelques semaines, M. Applebaum en avait fait réagir plusieurs alors qu’il annonçait la tenue d’un sondage en ligne qui demandait aux Montréalais s’ils préféraient que les contrats d’achat d’asphalte soient octroyés alors que quelques-unes des entreprises soumissionnaires avaient été éclaboussées à la commission Charbonneau.
Bien que les résultats disent que 60 % des répondants auraient refusé l’achat d’asphalte, les élus ont finalement voté pour.
« À court terme, on n’a pas le choix de donner le contrat pour des questions de sécurité. On est pris à la gorge encore une fois. On accepte que le contrat soit donné, mais on exige que des solutions soient trouvées », explique Mme Rouleau.
« L’appel d’offre qui sera octroyé totalise soixante mille tonnes d’asphalte. Si on produit ne serait-ce qu’une partie de ça on pourrait rétablir la concurrence. L’intérêt, c’est de restituer l’expertise et la connaissance du juste prix et les standards de qualité », indique-t-elle.
Selon la mairesse de RDP-PAT, il ne faut pas avoir peur d’innover dans la façon de trouver des solutions. Depuis les dernières années, Mme Rouleau estime que l’administration montréalaise a cédé au privé des champs dans lesquels des cols blancs et bleus pourraient rétablir la concurrence.