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«Je n’ai rien à me reprocher»

Des agents de l’unité permanente d’anticorruption ont fouillé les bureaux de l’arrondissement de Saint-Laurent mardi dernier.

La majorité des employés ont été évacués, explique Paul Lanctôt, chef de la Division des communications. «On est aussi surpris que tout le monde», a-t-il déclaré.

Anne-Frédérick Laurence, responsable des relations avec les médias, a dévoilé que la perquisition du 19 février était le résultat d’une enquête ayant débuté en 2010. Cette investigation serait liée à des allégations de fraude, d’abus de confiance et de faux document.

«Nous allons collaborer avec les gens de l’UPAC et donner tous les documents qu’ils vont nous demander», a signifié M. Lanctôt.

Il était impossible d’avoir accès à la mairie de Saint-Laurent lors du passage de l’UPAC car le bâtiment étant scellé. La fouille a duré six heures.

Rejoint sur place, le conseiller Francesco Miele a dit avec confiance: «Je n’ai même pas eu l’occasion de rentrer dans mon bureau. Je reviens d’une journée à la STM et, à mon arrivée, des policiers cherchaient certains documents et posaient des questions à certaines personnes.»

Il y avait neuf opérations en cours sur l’île de Montréal. «Il y a 25 témoins rencontrés en ce moment pour faire progresser l’enquête, a expliqué Mme Laurence, le soir même. Les perquisitions vont nous permettre de chercher de la preuve pour faire avancer l’enquête. Il n’y a aucune accusation portée en ce moment», a-t-elle précisé. Environ 125 policiers ont été affectés à cette opération pan-montréalaise.

De Sousa réagit

Le lendemain, le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a retourné nos appels. «Personnellement, je n’ai rien à me reprocher», a-t-il lancé d’entrée de jeu.

À l’aise et de bonne humeur, il a dit qu’il avait tenu à rester sur place jusqu’à la fin de la visite de l’UPAC vers 23h pour leur offrir sa pleine collaboration. «Il y a eu une excellente collaboration avec tout le monde, nous avons demandé à tous nos employés de collaborer. Ils ont eu accès à tout », a-t-il dit. Le maire précise qu’à la fin de leur visite les agents de l’UPAC lui auraient confirmé qu’ils n’avaient aucune plainte et qu’ils avaient eu la pleine collaboration de tous.

Un livre ouvert

Surpris par la visite, Alan DeSousa ne se dit pas inquiet. «Lorsque vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’êtes pas inquiet. Moi je suis un livre ouvert», affirme le maire de SaintLaurent.Interrogé par les enquêteurs il dit avoir répondu à toutes leurs questions.

 

 

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