Le français à l’école: la CSMB avait déjà pris les devants
La CSDM a annoncé que sa priorité phare serait l’utilisation unique de la langue française à l’école. «Le français sera la langue commune partout à la CSDM : dans les corridors, les cours d’école, et les activités parascolaires. Et ce tant par les élèves, les parents que les employés», a souligné Gilles Petitclerc, directeur général de la CSDM.
«C’est certain qu’il faut privilégier le français parce que l’on est une grande institution francophone et c’est un milieu de travail pour nos employés qui ont le droit de travailler en français. Pour nos élèves, surtout issus de l’immigration, on sait que la réussite scolaire est très fortement corrélée à la bonne maîtrise du français», estime Dominique Cousineau, commissaire scolaire de Parc-Extension et Villeray, qui abrite de nombreuses écoles multiethniques.
Et la situation de Parc-Extension est loin de différer de celle de Saint-Laurent, arrondissement de Montréal qui regroupe le plus grand nombre de cultures différentes (plus de 160 ethnies y sont représentées). Une diversité qui se reflète dans ses écoles… et dans les langues qui y sont parlées.
«Rien de nouveau»
Pour Diane Lamarche-Venne, présidente de la CSMB, les mesures sont déjà en place. «Nous n’avons pas attendu que la CSDM fasse une sortie pour agir, commente-t-elle. Le français a toujours été notre premier objectif de planification stratégique. Nous n’avons pas de situation qui nous cause problème, ni l’intention d’être coercitifs, que ce soit avec nos jeunes ou avec notre personnel, qui est lui aussi de plus en plus immigrant.»
Les allophones représentent 58% environ de la clientèle scolaire de la CSMB. D’après la présidente de la CSMB, 95% de ces élèves, qui n’ont pas pour langue maternelle celle de Molière, réussissent mieux que la moyenne québécoise aux examens de français.
En outre, des services destinés aux parents d’élèves, comme des cours de francisation, ont été mis en place dès l’année dernière dans différents établissements scolaires relevant de la CSMB. Une douzaine de classes sont ouvertes aujourd’hui. «Ceci est une mesure qui encourage la pratique du français à la maison», souligne Mme Lamarche-Venne.
«Dans un contexte de remise en question des commissions scolaires, ça nous force à revoir nos façons de faire. On est toujours prêts à partager nos expertises et en emprunter ailleurs», conclut-elle.