Services aux personnes déficientes menacés
La Semaine de la déficience intellectuelle a beau battre son plein, divers organismes et institutions qui prennent soin de personnes avec une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA) estiment que les mesures d’austérité du gouvernement menacent la qualité de leur offre de services.
«On a perdu des subventions de plusieurs ministères depuis un an. Pour garder continuer à embaucher le même nombre d’employés et donner le même niveau de service, nous avons dû nous mettre dans le trou d’environ 50 000$ et faire beaucoup de temps supplémentaire pour grappiller quelques milliers de dollars auprès de fondations privées», a rapporté cette semaine à Métro Élizabeth Doiron-Gascon, directrice générale de Parrainage civique Les Marronniers, qui reçoit chaque semaine de 10 à 15 stagiaires avec une DI ou un TSA au café-bistro Jarry Deuxième.
L’organisme de Mme Doiron-Gascon a déjà dû couper diverses activités dédiées à la clientèle vulnérable qu’elle dessert et n’aura pas le choix d’en couper encore l’an prochain.
«Il faudrait que notre budget soit augmenté d’un tiers pour répondre à la demande complète.» -Sylvie Carle, responsable des communications au CRDITED.
Cela fait plusieurs années que les organismes qui s’occupent des personnes avec des DI et des TSA crient famine. Dans une lettre envoyée à l’Agence de la Santé et des services sociaux le 11 février, neuf organismes dénoncent le gel d’indexation de leurs subventions, ce qui les empêcherait de couvrir l’augmentation de leurs dépenses. Les conséquences? Moins de personnes desservies, moins d’heures consacrées aux services, moins bonne stabilité et compétence du personnel.
Au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRDITED) de Montréal, les listes d’attente sont importantes pour obtenir des services d’intégration et de réadaptation de même que des soins.