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Un ex-ministre des Finances contre Joe Oliver

Andy Blatchford - La Presse Canadienne

OTTAWA — L’arrivée du nouveau rival néo-démocrate de Joe Oliver dans une circonscription stratégique de Toronto a ajouté un nouvel aspect à une course qui s’annonçait déja fascinante: il s’agit désormais d’une course entre deux ministres des Finances — un passé, et un actuel.

Cela signifie que le combat dans Eglinton-Lawrence pourrait devenir un microcosme du débat plus vaste sur les enjeux économiques entre les conservateurs et les néo-démocrates.

M. Oliver, qui a remplacé Jim Flaherty comme ministre fédéral des Finances dans le cabinet de Stephen Harper, tente de se faire réélire dans une lutte contre deux rivaux dont les candidatures ont défrayé les manchettes au pays.

Le néo-démocrate Andrew Thomson a été ministre provincial des Finances en Saskatchewan, tandis que Marco Mendicino a remporté l’investiture libérale contre la transfuge conservatrice Eve Adams.

M. Thomson, ayant quitté la Saskatchewan en 2008 après s’être retiré de la politique provinciale, compte profiter de la campagne pour s’en prendre au bilan conservateur sur l’économie et l’emploi.

«J’ai bien hâte de débattre avec Joe Oliver sur la direction dans laquelle les gouvernements conservateurs ont amené le pays, a dit M. Thomson en entrevue. Que cela se passe localement, ou de manière plus large dans la ville, cette discussion aura lieu.»

La circonscription d’Eglinton-Lawrence a été détenue par les libéraux durant 32 ans sur les 36 ans de son existence.

M. Oliver a aidé les conservateurs à s’emparer de la circonscription en 2011 pour la première fois depuis sa création en 1979 en l’emportant sur le vétéran député libéral Joe Volpe par environ 4000 voix. Le NPD n’a jamais fait mieux qu’une troisième place dans le secteur.

M. Thomson, député en Saskatchewan de 1995 à 2007, espère que son nom sur le bulletin donnera du tonus à ce que le NPD tente d’accomplir en économie. La Saskatchewan a connu une solide croissance, de même qu’une gestion économique fiable, alors qu’il était ministre des Finances, a-t-il fait valoir.

Dans ces fonctions, M. Thomson a annoncé la plus importante série de baisses d’impôt dans l’histoire de la province en 2006, des mesures qui incluaient un plan pour éventuellement réduire le taux d’imposition des entreprises de 17 pour cent à 12 pour cent.

Aujourd’hui, il est candidat pour un parti ayant promis d’augmenter l’impôt des entreprises. Le chef Thomas Mulcair a promis de relever le taux, actuellement à 15 pour cent, si le NPD est porté au pouvoir, mais n’a pas encore spécifié l’ampleur de l’augmentation.

«Nous nous retrouvons dans une situation différente au pays en ce moment», a justifié M. Thomson, disant croire que le taux d’imposition des entreprises se devait d’être revu à la hausse périodiquement.

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