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Indispensable devoir

Notre démocratie se base, fondamentalement, sur des droits et des libertés. Le gouvernement est censé les faire respecter. Mais quand les forces de l’ordre violent ces droits, comment réagir, étant donné que l’État a le monopole de la violence légitime? Si on se fie à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, il n’y a qu’une option : l’insurrection.

Cette fin de semaine, les droits du peuple canadien et québécois ont été violés à Toronto : les mesures de sécurité ridiculement chères, l’interdiction de s’approcher de la clôture à moins de cinq mètres sous peine d’arrestation, les nombreuses attaques de manifestations totalement pacifiques par les forces de l’ordre, les conditions déplorables (et illégales) de détention des manifestants qui protestaient contre la tenue du sommet…

Certains manifestants ont utilisé la force contre des banques, des succur­sales de multinationales et contre les agents répressifs de l’État. Organisés ou non, membres d’un Black Bloc ou non, ils ont utilisé leur droit à l’insur­rec­tion, purement et simplement. Quand on se plaint que la démocratie perd de sa valeur, que les gens sont cyniques et qu’il faudrait que les jeunes s’impliquent plus en politique, pour­quoi traiter de vandales ceux qui se battent pour la sauve­garde de cette démocratie?

Les soi-disant casseurs ont fait plus qu’exercer leur droit, ils ont fait leur devoir le plus important de citoyens en mettant leur sécurité physique en jeu lors des manifesta­tions. La démocratie parlementaire ne s’est pas gagnée pacifiquement. Quant à ceux qui ne sont pas prêts à mettre leur corps en jeu pour la liberté, ayez au moins la décence de vous taire au lieu de mépriser ceux qui se font gazer et matraquer pour sa défense.

– Alexis Blanchard Methot

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