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Corruption: Charest sort de ses gonds

Jean Charest
Jean Charest Photo: Getty Images

François Legault et son bras droit Geneviève Guilbault «cautionnent et légitiment des actes illégaux», dénonce l’ex-premier ministre Jean Charest, en référence à un échange au Salon bleu.

Jeudi, lors d’un échange avec le député Marc Tanguay, la vice-première ministre Guilbault a brandi le livre PLQ inc. pour critiquer le bilan des libéraux en matière de lutte à la corruption. L’ouvrage explique les déboires de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dans le cadre de l’enquête Mâchurer sur le financement illégal du PLQ.

«De toute évidence, les gestes et les propos» de cette scène étaient prémédités, estime Jean Charest. «Ce livre est le résultat de plusieurs fuites d’enquêtes menées par l’UPAC, fuites qui, disons-le clairement, constituent des actes criminels», dénonce-t-il, dans un communiqué émis mercredi.

Ces fuites font justement l’objet d’une poursuite à la Cour supérieure, et du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI). On soupçonne que ce sont les enquêteurs de l’UPAC eux-mêmes qui en sont à l’origine.

La véracité des allégations lancées dans PLQ inc. «n’a par ailleurs jamais été démontrée», rappelle M. Charest. Le livre lève le voile sur plusieurs actes potentiellement illégaux des libéraux, comme le remboursement d’une partie de l’hypothèque de la maison de Jean Charest dans Westmount.

Rôle diplomatique

Désormais associé chez McCarthy Tétrault, un grand cabinet d’avocats de Montréal, Jean Charest a fait réagir, la semaine dernière, lors d’un événement à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Il ne s’est pas gêné de critiquer les États-Unis pour la gestion de leurs relations avec la Chine.

«Malheureusement aux États-Unis, les démocrates et les républicains sont en compétition pour savoir qui va être le plus dur ou le plus raide avec la Chine», a-t-il critiqué, selon le Journal de Montréal.

Selon lui, l’ex-président Donald Trump est à blâmer pour ses tweets politiques. «Les États-Unis, c’est la moindre des choses, ce sont eux qui ont mis le feu à la maison et après ça, ils prennent le crédit pour l’avoir éteint», dit-il. Parallèlement, le Canada sera «en période de guerre froide» avec la Chine pour les cinq prochaines années, craint-il.

Jean Charest a admis avoir conseillé la multinationale chinoise Huawei lors de la crise diplomatique.

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