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Bernard Drainville défend sa candidature pour la CAQ dans Lévis

Bernard Drainville et François Legault.
Bernard Drainville et François Legault. Photo: Capture d'écran - Facebook

Bernard Drainville a défendu son passage du Parti québécois (PQ) à la Coalition avenir Québec (CAQ). Ce retour en politique, l’ex-journaliste le fait «par amour pour le Québec», a-t-il lancé en conférence de presse.

M. Drainville a officiellement été présenté comme candidat de la CAQ dans Lévis aux côtés de François Legault. La nouvelle était attendue, puisque François Paradis, député caquiste actuel de cette circonscription, avait annoncé sa retraite politique. Le 3 juin, le journaliste Paul Arcand avait annoncé en ondes le retour en politique de M. Drainville avec la CAQ.

Bernard Drainville était député de Marie-Victorin pour le PQ, un parti souverainiste. Il a ensuite été nommé ministre québécois responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne sous Pauline Marois. Questionné à plusieurs reprises sur son passé indépendantiste, M Drainville a martelé ne pas vouloir mener le combat de l’indépendance.

«Les Québécois n’ont pas d’appétit pour ce débat-là», a-t-il souligné. N’allant pas jusqu’à nier ses idées indépendantistes, il affirme toutefois avoir remarqué que le débat «souverainisme-indépendantisme» n’intéressait plus les Québécois. Il a également affirmé que lui-même n’avait pas «le goût de mener cette bataille-là» en retournant en politique.

Je suis un fier Québécois et je veux faire ma part pour le Québec. Il y a-tu un problème avec ça?

Bernard Drainville

Difficile de résister à l’appel de la politique quand le premier ministre appelle et demande de rejoindre ses rangs, explique-t-il. Selon lui, il ne peut être accusé de se retourner contre ses principes, puisqu’il laisse tomber un «très bon travail à une très bonne émission pour revenir sur la glace» et se «battre pour le Québec». En répondant à une question en anglais, il avoue même se sentir, face à la politique, comme Al Pacino dans le film Le Parrain III:

I wanna get out of it, but they pull me back in!

Bernard Drainville, citant Al Pacino dans Le Parrain III. «Quand j’essaye de m’en sortir, ils réussissent à revenir me chercher»

Nationalisme et faux débat

«Nationalisme» était le mot d’ordre lors de cette conférence de presse. Bernard Drainville a fait l’éloge du nationalisme de la CAQ qu’il a qualifié de «généreux», de «porteur de progrès sociaux», et «d’ouvert sur le monde».

C’est donc le nationalisme du parti au pouvoir qui l’a ramené en politique. Il a qualifié la dualité entre partis indépendantistes et partis fédéralistes de «faux débat» et de «vieille ligne de parti» mise de l’avant par de «vieux partis». Il souligne avoir remarqué dès 2014 que les chiffres démontraient que l’engouement des Québécois face au débat de l’indépendance «n’était pas là».

À ses yeux, il faut explorer une «troisième voie» quand vient le temps d’aborder le débat national en lien avec l’identité et «l’autonomie» du peuple québécois: celle du nationalisme. Il a souligné au passage l’importance d’aller «chercher plus de pouvoir à Ottawa».

Il y a des combats à mener à l’intérieur du Canada.

Bernard Drainville

Monsieur Drainville, au nom du nationalisme, explique donc s’être tourné vers la CAQ malgré quelques «coches mal taillées». Il ne fera pas part de ses critiques envers le parti publiquement, dit-il, et en parlera plutôt à l’interne. Il a profité de l’occasion pour vanter les gains qu’a fait le gouvernement provincial depuis son arrivé au pouvoir. Il cite en exemple les «milliards» de transferts avec les ententes effectuées sur les garderies et les logements sociaux, entre autres.

Malgré ces «coches mal taillées», il affirme se ranger à «100%» derrière la Loi 21, qu’il qualifie d’une «bonne loi», la Loi 96, ainsi que le troisième lien.

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