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Une murale à portée sociale

Photo prise après le dévoilement protocolaire de l’œuvre, en présence de la mairesse d’arrondissement Caroline Bourgeois et de l’artiste Marianne Chevalier. Photo: David Beauchamp/Métro

Après l’exposition officielle de la murale Au diapason à Rivière-des-Prairies la semaine dernière, l’artiste Marianne Chevalier et la mairesse Caroline Bourgeois donnent davantage de détails quant à la réalisation de l’œuvre et son importance pour l’arrondissement.

L’œuvre a été réalisée par Marianne Chevalier, artiste visuelle et spécialisée en estampes et en sérigraphie depuis plus d’une quinzaine d’années, mais qui fait aussi de l’art public depuis quatre ans.

L’artiste visuelle Marianne Chevalier, peu avant le dévoilement de son œuvre au chalet Armand-Bombardier à Rivière-des-Prairies. Photo: David Beauchamp/Métro

L’artiste explique à Métro que l’œuvre devait être réalisée sur la devanture extérieure du chalet et qu’une portion importante de médiation culturelle devait être intégrée dans sa réalisation, afin que l’artiste engage la communauté.

Ce que j’ai compris, c’est que la communauté de Rivière-des-Prairies est très importante et sa trame sociale est tissée très serrée. Les lignes plus foncées de mon œuvre représentent des trajectoires différentes et les parties colorées ondulées illustrent le côté vivant et l’exaltation qui est ressentie lorsque des activités communautaires se produisent en un lieu. Quand on sort d’une activité communautaire, on en ressort grandi, et c’est ce que je voulais dire avec mon œuvre.

Marianne Chevalier, artiste visuelle qui a réalisé la murale Au diapason

Implication des jeunes

Pour la portion médiation culturelle de sa création, l’artiste Marianne Chevalier a sollicité l’aide des jeunes du Centre de promotion communautaire Le Phare. Ces derniers ont réalisé le tiers des motifs qui composent son œuvre.

«Le Phare utilisait déjà beaucoup le chalet Armand-Bombardier pour ses activités. Dans cet esprit, j’ai fait faire aux enfants des motifs en noir et blanc que j’ai récupérés et j’en ai utilisé plusieurs pour les intégrer à ma murale. C’était un peu pour redonner à la communauté en faisant une œuvre coréalisée par les jeunes.»

Les différentes couleurs présentes dans la création illustrent le métissage des différentes provenances, d’organismes et de cultures, qui composent le quartier. «Je voulais que ce soit bigarré, et que ça palpite ensemble», conclut Marianne Chevalier.

L’importance de la beauté

«J’aime dire qu’à Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, on a le droit à du beau, et il ne faut pas minimiser l’importance du beau, a souligné la mairesse d’arrondissement Caroline Bourgeois à Métro, lors de l’inauguration de la murale. Le chalet Armand-Bombardier est déjà important puisqu’il est un lieu de lumière et un milieu de rassemblement pour des organismes, mais avoir une œuvre comme celle-ci, colorée et conçue à même la communauté, c’est super significatif. Il y a une belle logique et une belle finalité pour la communauté qui se l’est appropriée. Ce projet va au-delà de l’art public, il est un projet avec une grande portée sociale.»

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