Les dépenses de la CAQ en éducation ont-elles porté fruit?
Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) a fortement augmenté les dépenses en éducation après son élection en 2018. L’investissement a-t-il porté fruit? Peut-être selon un nouveau rapport, mais les données semblent partiellement brouillées par la pandémie.
Lors de la campagne électorale de 2018, la CAQ de François Legault – qui a récemment annoncé sa démission – avait promis de faire de l’éducation une priorité. Il promettait de corriger le sous-investissement après une période d’austérité sous le Parti libéral de Philippe Couillard.
Près de huit ans plus tard, l’Institut du Québec (IDQ) publie une analyse des résultats. Malgré des dépenses records, les résultats escomptés tardent à se manifester, souligne l’organisme.
Augmentation des dépenses
Entre 2018 et 2024, les dépenses en éducation au Québec ont augmenté de 57%. Une hausse attribuée à l’accroissement du nombre d’élèves et à une bonification des services. Les dépenses par élève ont bondi de 43% durant cette période. Les dépenses par élève du Québec dépassent désormais la moyenne nationale par 23%.
Le réseau éducatif québécois a notamment vu une forte croissance du nombre d’éducateurs par élève. Il y avait 122 éducateurs pour 1000 élèves en 2024, contre une moyenne canadienne de 82. Cette augmentation est en partie due à l’embauche de 27 000 enseignants supplémentaires et de 1900 professionnels, tels que des orthophonistes et des psychologues.
Toutefois, cette expansion soulève des questions sur l’efficacité de ces recrutements. Environ 25% des enseignants ne sont pas légalement qualifiés, souligne l’IDQ. Et près de la moitié occupent des emplois précaires. Le nombre annuel de démissions a aussi augmenté de 67% entre 2018 et 2024.
Taux de diplomation: résultats mitigés
Un des objectifs du financement aditionnel était de rattraper le retard du Québec en matière de diplomation. Surtout chez les garçons. Selon le rapport de l’IDQ, seulement 65% des élèves du secteur public ont obtenu leur diplôme d’études secondaires en cinq ans en 2024. C’est-à-dire que seulement 65% des gens qui sont entrés au secondaire pour l’année 2019-2020 ont gradué en 2023-2024. En 2018, ce taux était de 64%.
Le taux de diplomation des garçons a toutefois fait des gains notables. Il est passé de 54% à 59%. Celui des filles est resté stable à 72%.
Le portrait se complique lorsqu’on regarde le taux de diplomation sept ans après l’entrée au secondaire (plutôt que cinq ans). Alors que 84,1% de la cohorte de 2015 avait obtenu son diplôme sept ans plus tard, celle de 2018 n’atteint que 82,2%.
La cohorte de 2015 a connu à la fois l’austérité et la fermeture des écoles pendant la pandémie. La cohorte de 2018 a aussi connu la pandémie, mais à un moment plus précoce dans leur cheminement.
Le dernier rapport annuel du ministère de l’Éducation du Québec note que les deux cohortes qui devaient terminer leur secondaire 5 en période de fermeture des classes, soit celles de 2015-2016 et de 2016-2017, ont un taux de diplomation anormalement élevé. Les autres cohortes fluctuent près de 82% de façon constante depuis 2010.
La pandémie semble toutefois avoir eu un impact fort différent sur les cohortes impactées plus tôt dans leur cheminement scolaire. Les élèves ayant entamé leur secondaire en 2017-2018 – et qui étaient normalement en secondaire 3 quand la pandémie a frappé – étaient beaucoup plus nombreux à quitter les bancs d’école de façon précoce. Selon les données du ministère, le taux de décrochage a bondi de 13,8% à 16,3% pour cette cohorte (20% pour les garçons).
Le Québec continue aussi de se distinguer sur la scène internationale. Il se classe cinquième aux tests PISA 2022 en littératie et numératie.
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