Trois régimes financiers à maîtriser
Première mise au point, je ne veux pas discuter ici de régimes pour faire perdre quelques pouces de tour de taille. Au contraire, mon but est de mettre en valeur trois régimes fiscaux qui permettent de «grossir» votre portefeuille : le REER, le CELI et le REEE.
Conjugués aux recommandations de votre conseiller financier, ces régimes peuvent vous permettre d’atteindre vos objectifs financiers, et ce, qu’ils soient de court, de moyen ou de long terme.
Du connu et du nouveau
Le plus connu des trois régimes est sans aucun doute le REER. Il s’agit d’un fantastique outil qui permet aux placements de croître sans que l’on ait à débourser de l’impôt sur les dividendes, intérêts et gains en capital que ceux-ci génèrent. Un grand avantage du REER vient du fait que les cotisations versées sont déductibles d’impôt. Cela permet souvent aux investisseurs de toucher un retour d’impôt qui, réinvesti, viendra accroître davantage la valeur de leur portefeuille. Étant donné les pénalités imposées lors de retraits du REER, il faut généralement oublier l’argent investi jusqu’à la retraite.
Le plus récent des trois régimes est le compte d’épargne enregistré libre d’impôt (le CELI). Tout comme pour le REER, les placements détenus évoluent à l’abri de l’impôt. Toutefois, les montants placés dans le CELI ne sont pas déductibles d’impôt comme c’est le cas pour le REER.
En contrepartie, quand viendra le temps de retirer vos pécules, le montant retiré ne sera pas additionné aux autres revenus imposables de l’année. C’est là le grand attrait du CELI : la flexibilité. Que vous désiriez retirer votre argent à n’importe quel moment, soit pour une voiture, un voyage ou pour satisfaire d’autres besoins, vous ne serez pas pénalisé par le fisc. En tant que tel, le CELI n’est pas meilleur que le REER, et vice versa. Ils ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. Toutefois, on peut affirmer que le CELI est un excellent complément au REER.
Un autre régime qu’il faut souligner et surtout ne pas négliger est le REEE. Celui-ci s’adresse aux parents qui veulent mettre l’accent sur les études de leurs enfants et qui désirent leur donner un coup de pouce financier lorsque ceux-ci entreprendront leurs études collégiales et universitaires.
Comme c’est le cas pour le REER et le CELI, les épargnes placées dans le REEE évoluent à l’abri de l’impôt. Mais les cotisations versées ne sont pas déductibles d’impôt. Pour stimuler l’épargne dans le REEE, le fédéral et le provincial accordent différents incitatifs. C’est ainsi que le gouvernement fournit une subvention totale pouvant correspondre de 30?% à 60 % de la contribution annuelle.
Mais que peut-on mettre dans ces trois régimes? En fait, sont admissibles les fonds communs de placement, les obligations, les actions et autres placements reconnus.