Planifier sa retraite à deux
À la différence d’une hypothèque ou d’autres placements, que vous soyez en couple ou non, votre REER ne peut être qu’à votre nom. Toutefois, les couples qui voudraient planifier leur retraite à deux ne sont pas sans recours; ils peuvent utiliser la méthode du fractionnement du revenu entre conjoints.
«Un REER est toujours individuel, affirme d’entrée de jeu le directeur général des placements de particuliers à la BMO, Serge Pépin. Mais une personne peut cotiser en son propre nom au REER de son conjoint.»
De cette façon, «lorsque les conjoints prévoient qu’ils auront des revenus inégaux à la retraite […], il est souhaitable que tous deux cotisent au REER de celui qui aura le revenu le plus faible au moment du retrait», explique Simon Beauchemin, comptable agréé, sur le site internet de Desjardins.
Pourquoi adopter cette stratégie? Tout simplement parce que les taux de taxation sont plus faibles sur un revenu moindre. Mieux le revenu de retraite sera réparti entre deux conjoints, plus le revenu de chacun sera bas. Par conséquent, le taux de taxation total devrait être moindre que si un seul conjoint était taxé sur la totalité du revenu.
Le fait que son conjoint perde son emploi et n’ait pas les moyens, pour une certaine période, d’épargner, constitue une autre bonne raison d’investir pour lui. Si vous cotisez à sa place, son REER pourra continuer de fructifier.
Cotiser en couple ou pas?
Avantages
- Cotiser au régime de votre conjoint peut être payant, car vous pourrez réclamer une déduction d’impôt. Toute l’information disponible sur le fractionnement des avoirs du couple met de l’avant cet aspect.
- Équilibrer les revenus de retraite du couple peut aussi faciliter bien des choses et diminuer la dépendance économique si les revenus de retraite prévus sont inégaux.
Inconvénients
- La cotisation possible a tout de même une limite. «Ce que vous cotisez vers le REER de votre conjoint est déduit du montant que vous avez droit de cotiser par année», rappelle Serge Pépin, de la BMO.
- De plus, vous auriez avantage à respecter la «règle des trois ans». En effet, il est préférable de ne pas cotiser au REER de votre conjoint pendant les trois dernières années avant qu’il prenne sa retraite. Sinon, les sommes retirées du régime seront ajoutées à votre revenu imposable.