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Cinq conseils pour réaménager son portefeuille

C’est le temps des REER. Or, maintenant que le pire de la crise économique est derrière nous, plusieurs épargnants veulent dépoussiérer leur stratégie d’investissement. Voici cinq conseils d’expert.     

1 Refaire son profil
Le profil d’investisseur permet de cerner vos besoins et votre tolérance au risque. Un bon conseiller vous proposera des approches qui correspondent à ce profil. «Avec la crise, plusieurs épargnants ont réalisé qu’ils n’étaient pas aussi tolérants qu’ils le croyaient, constate Guylaine Dufresne, directrice de la planification financière à la Banque Laurentienne.

D’autres personnes sont devenues trop prudentes et sont passées à côté d’occasions intéressantes. Il est très important de mettre à jour son profil pour être à l’aise avec ses placements. On devrait revoir son profil et sa stratégie au moins chaque année.»

2 Cotiser régulièrement

La discipline budgétaire n’est pas un mot réservé au gouvernement. «C’est difficile de s’habituer à épargner, admet Mme Du­fresne. C’est un paiement qu’on doit se faire à soi-même. Si vous attendez de voir s’il vous reste de l’argent après avoir payé vos comptes et vos loisirs, vous risquez de ne plus rien avoir à mettre de côté. En plus, si vous cotisez à un REER, vous pourrez bénéficier de déductions fiscales.»

3 Diversifier ses actifs
On doit diversifier la catégorie de ses actifs (placements à revenus fixes, actions, fonds communs) et les secteurs d’activité qu’on choisit (énergie, matières premières, santé, etc). «On réduit ainsi les risques du marché, explique Gabriel Lancry, conseiller principal chez Scotia McLeod. Votre conseiller vous aidera à faire les choix appropriés.»

4 Éviter les obligations à long terme
Les obligations d’épargne et les certificats de placement sont reconnus pour donner des revenus fixes. Le rendement de ces produits est semblable aux taux d’intérêt, et plusieurs économistes prédisent une montée de ces taux. Il serait préférable de choisir ceux dont l’échéance est à court terme pour ne pas geler ses fonds dans des produits peu performants.

«J’éviterais les obligations qui ont une échéance supérieure à trois ans, suggère le conseiller Gabriel Lancry.  Vous pouvez aussi acheter des obligations à taux flottant. Ainsi, vous pourrez tirer profit de la montée des taux.»

5 Peaufiner sa culture financière
La culture financière ne doit pas rester la chasse gardée des érudits. Alors que certaines personnes consacrent plusieurs heures par mois à la recherche d’aubaines de consommation, ces mêmes personnes ne cherchent pas à comprendre les actifs dans lesquels elles investissent des milliers de dollars. Lisez la documentation que vous remet votre conseiller et posez-lui des questions.           

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