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Comprendre les REER et tester ses connaissances

Photo: Métro

En cette période de planification financière, de nombreuses personnes se posent des questions par rapport au Régime enregistré d’épargne-retraite (REER).

Un récent sondage mené par la Banque Royale du Canada a permis de constater que 68 % des Canadiens de 35 à 54 ans détiennent un REER, comparativement à 58 % pour la même tranche d’âge l’an dernier à pareille date.

Pour Brigitte Felx, planificatrice financière à la RBC, il est évident que les gens sont de plus en plus conscients de l’importance de bien planifier sa retraite. Pourtant, de nombreux mythes sur les REER continuent à circuler et sèment la confusion sur leur passage : «Plusieurs croient à tort qu’il faut être très riche pour adhérer aux REER et n’en voient pas l’utilité, ou alors comprennent mal les modalités du régime», explique la planificatrice.

Quiz

VRAI ou FAUX : C’est le temps de tester ses connaissances sur les REER!

  1. Pour vivre à l’aise une fois à la retraite, on a besoin de 55 % du revenu qu’on faisait comme travailleur.
    FAUX. Selon les statistiques générales, il faudrait plutôt compter en moyenne sur 70 % de son revenu pour s’assurer une retraite confortable. Toutefois, les situations varient, et il est important de consulter un planificateur financier afin de bien déterminer ce pourcentage, puisqu’il se calcule au cas par cas.
  2. Le revenu gagné admissible pour les cotisation au REER peut comprendre la pension alimentaire.
    VRAI. Le revenu gagné comprend également les revenus d’emploi et les revenus d’entreprise, les revenus nets de location ainsi que les pensions pour invalidité reçues de la RRQ.
  3. On peut détenir un portefeuille d’actions dans ses REER.
    VRAI. Un portefeuille de REER peut détenir une vaste gamme de produits dont font partie les actions. Il sera donc possible de les détenir à travers un service de courtage à escompte ou à travers une firme de courtage.
  4. Un travailleur autonome ne peut cotiser à un REER.
    FAUX. Les travailleurs autonomes peuvent cotiser à un REER s’ils se versent un salaire. Toutefois, les dividendes ne comptent pas comme un revenu admissible.
  5. Il est possible d’utiliser ses REER pour financer ses études.
    VRAI. Le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP) permet à celui qui entreprend des études admissibles de retirer une somme d’argent pouvant aller jusqu’à 20 000 $ sans payer d’impôt à la source. Ces sommes devront être déposées à nouveau dans le REER après une période maximale de 10 ans.
  6. Si on meurt, le produit de son REER peut être transféré à son conjoint.
    VRAI. Lors d’un décès, si la personne qui meurt a un conjoint, il est possible de transférer ses REER à ceux REER du conjoint sans qu’il y ait le moindre impact fiscal.
  7. Si on ne contribue pas à son REER durant une année, on perd le droit aux cotisations de cette année-là.
    FAUX. En fait, les cotisations peuvent s’accumuler indéfiniment si vous ne contribuez pas à votre REER pendant une année. Vos cotisations inutilisées des années précédentes seront indiquées dans votre dernier avis de cotisation fédérale, ce qui vous permettra de connaître le montant maximal de contribution à votre REER pour l’année suivante.
  8. On a le droit de cotiser jusqu’à 25 % du revenu gagné l’année précédente.
    FAUX. Il est plutôt possible de contribuer jusqu’à une hauteur de 18 %.
  9. Le retrait d’un REER est non imposable.
    FAUX. De façon générale, tout retrait provenant d’un REER est imposable pour l’année du retrait.
  10. Il n’est possible de contribuer aux REER que jusqu’au 31 décembre de l’année de nos 71 ans.
    VRAI. S’il n’est plus possible de cotiser à son propre REER passé cet âge, vous pouvez contribuer à celui de votre conjoint s’il a moins de 71 ans.

Avec la collaboration de Brigitte Felx, planificatrice financière

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