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L'endettement n'est pas dû à des dépenses démesurées

Émilie Chevrette - Métro

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les ménages les plus pauvres s’endettent de plus en plus en raison d’une hausse du coût de la vie et non pas parce qu’ils dépensent plus qu’ils ne le peuvent. À cela s’ajoute la diminution de leurs salaires et la disponibilité du crédit qui augmente.

C’est ce que révèle une note socio-économique publiée mercredi par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

«Non seulement les ménages moins aisés ne dépensent pas leur argent de façon frivole, mais on assiste à une réduction des dépenses de l’ensemble des ménages», précise la note. Le niveau de dépenses des ménages est en fait au même point depuis 30 ans.

On assiste plutôt à une situation où le gouvernement diminue son déficit en haussant les tarifs régressifs et en diminuant le nombre de services disponible, selon le document intitulé «À qui profite l’endettement des ménages?» Les ménages doivent alors remédier à la situation en payant les taxes et en payant pour des services qu’ils avaient gratuitement autrefois.

La note précise également qu’il y a une baisse de l’endettement chez les entreprises privées. Une fois de plus, cette baisse se fait au détriment des ménages plus démunis. À la suite d’une situation financière meilleure, ces entreprises vont en effet investir dans des actions au lieu d’augmenter leur niveau d’investissement, ce qui aurait pu aider la population.

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