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REER: guide de survie

Les REER consituent pour bien des gens un casse-tête rebutant. Pourtant, avec les bonnes explications, ce n’est pas si compliqué. Voici un petit guide 101 pour mettre au clair quelques points obscurs.

Lorsque la période des REER bat son plein, en début d’année, c’est le mo­ment de passer à l’action. Mais encore faut-il comprendre les subtilités des options qui s’offrent aux investisseurs en herbe pour pouvoir faire un choix éclairé. Selon Richard La Ferrière, chef de région, TD Waterhouse Planification financière pour le Québec, le plus prudent est de faire appel à un conseiller en placement, qui pourra faire une analyse claire de la situation du client avant de lui proposer une solution adaptée en fonction de son âge et de ses revenus. Métro a sélectionné quelques pistes utiles pour déterminer quels comptes et quels placements sont les plus pertinents en fonction de sa situation budgétaire.

  • REEE

Régime enregistré d’épargne-études
Le moment idéal pour ouvrir un REEE, c’est dès la naissance d’un enfant, en prévision de ses études éventuelles. Plus on commence tôt à épargner, plus on y gagne, puisque les subventions gouvernementales peu­vent majorer le capital jusqu’à hauteur de 20 % ou plus, selon le revenu familial. Avec 2 500 $ d’épargne par an par enfant, le gouvernement fédéral donne jusqu’à 500 $, et celui du Québec, 10 % des cotisations versées dans l’année (maximum 250 $). C’est une plus-value non négligeable, surtout que le capital n’est pas imposable durant toute la période d’accumulation des biens. La durée de cotisation maximale est de 31 ans, et le plafond est de 50 000 $.

  • REER

Régime enregistré d’épargne-retraite
Le REER est la pièce maîtresse dans une planifi­cation financière. «Les gens devraient maximiser leur contribution selon leur capacité budgétaire, souligne Richard La Ferrière. Surtout ceux qui n’ont pas de fonds de pension dans leur entreprise.» Pas besoin de cotiser de grosses sommes, l’essentiel est de mettre de côté, d’autant que ces sommes sont déductibles d’impôts. Un avantage certain pour des jeunes qui voudraient commencer à épargner.  La cotisation maximale s’élève à 18 % du salaire, avec un plafond annuel de 22 000 $. Par contre, si on retire ses REER, ils deviennent imposables.

  • CELI

Compte d’épargne libre d’impôt
Le CELI a été créé il y a deux ans par le gouvernement fédéral pour inciter les Canadiens à épargner davantage. C’est le placement idéal pour les petits et les très gros budgets. Pour les gens qui ont un salaire bas et ne payent que peu d’impôts, le CELI est une meilleure stratégie que le REER, puisque le retrait des gains n’est pas imposable. Pour ceux qui ont une forte capacité d’épargne et se sentent limités par le plafond du REER, investir dans un CELI constitue un bon complément. Même si, contrai­re­ment au REER, les cotisations ne sont pas déductibles des revenus imposables, le retrait libre d’impôt reste un avantage non négligeable. La cotisation maximale annuelle est fixée à 5 000 $.

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