Contre l'analphabétisme financier
L’édition québécoise du volume Les finances personnelles pour les nuls fournit des outils pour mieux gérer ses finances. Pratique et rédigé avec une pointe d’humour, le livre offre une somme d’informations couvrant tous les aspects de la vie.
Pour les non initiés à la finance, difficile de déchiffrer ce qui se cache derrière les pages économiques des journaux. Pour se construire une base de connaissances fiable, la version québécoise du livre canadien Les finances personnelles pour les nuls, des éditions First, est une lourde première pierre (510 pages) à apporter à l’édifice. Cette somme a pour ambition de couvrir tous les domaines des finances personnelles, de la constitution d’un budget aux différents types de placements, des réflexes à avoir à l’achat d’une maison aux sources d’information fiables auxquelles s’abreuver.
Richard Dufour, journaliste économique à La Presse, a été pressenti par les éditions First pour réaliser cette adaptation québécoise du livre d’Eric Tyson et de Tony Martin. «Cette adaptation s’imposait, notamment en raison des différences fiscales, estime le journaliste. Le lecteur n’a pas à se poser la question des particularités québécoises.» Selon lui, cet ouvrage a au moins trois atouts dans sa manche : «Alors qu’il existe beaucoup de livres qui se penchent sur un aspect des finances, celui-ci est complet. Ensuite, il est écrit dans un langage très accessible et avec une pointe d’humour.» Un humour qui rend la lecture plutôt agréable – on découvrira par exemple les mésaventures d’un voleur acceptant un chèque d’une de ses victimes qui n’a pas d’argent comptant sur elle… et allant le déposer à la banque!
Peu illustré mais bien chapitré, l’ouvrage est conçu pour permettre au lecteur de naviguer aisément entre les thèmes, «sans être obligé de le lire d’une couverture à l’autre», souligne Richard Dufour. Autrement dit, un livre qui permet d’aller chercher des informations lorsqu’une question nous tarabuste, pour ne pas être à la merci de conseils extérieurs. Le journaliste milite d’ailleurs pour que les finances soient enseignées à l’école. «Les erreurs sont souvent dues à un manque d’information et à de la négligence, rappelle-t-il. Prendre le temps de s’informer permet d’être mieux équipé avant d’aller consulter un conseiller et d’être moins vulnérable face aux gens qui gèrent notre argent.»
Une approche holistique
L’holisme est une théorie selon laquelle l’homme est un tout indivisible, qui ne peut être expliqué par ses différentes composantes. C’est l’approche qu’ont choisie les auteurs de ce livre, concluant leur ouvrage par «10 choses plus importantes que l’argent» et émaillant le texte de mises en garde, par exemple contre la diminution du temps passé en famille qu’occasionnerait un boursicotage incessant.
Les finances personnelles pour les nuls
Eric Tyson, Tony Martin et Richard Dufour,
Éditions First
Présentement en librairie