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Grand Prix: paix sociale et profilage, deux bilans opposés

La CLASSE et le SPVM ont offert une interprétation opposée des interventions policières, qui ont eut lieu au cours du week-end du Grand Prix de Formule 1 à Montréal.

La Coalition Large de l’Association pour une Solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a exigé une enquête publique indépendante sur les interventions policières depuis le début du conflit étudiant et notamment lors du Grand Prix. La CLASSE propose que la Commission des droits de la personne se penche sur la question du profilage politique.

L’association étudiante dit avoir reçu une centaine de témoignages de victimes des arrestations préventives ou de profilage politique sur la base du port du carré rouge. «C’est extrêmement inquiétant pour notre démocratie que l’on soit rendu à un niveau de stigmatisation telle, que de porter un signe signifiant l’opposition à la hausse des droits de scolarité nous rend ainsi suspects», a déclaré le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois.

Selon ce dernier, les jeunes de moins de 20 ans portant des carrés rouges ont fait l’objet de fouilles systématiques sur le site du Grand Prix et dans plusieurs stations de métro. Le Parti québécois a aussi exigé des explications sur les opérations policières du Grand Prix au ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.

Le son de cloche était tout autre du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Leur chef, Marc Parent a tenu, lundi, à féliciter ses troupes.

Il a rappelé, qu’au total, 130 arrestations ont été effectuées en 4 jours pour des méfaits, voies de fait sur des policiers, menaces, vols, ou non-respect de règlements municipaux.

Quant à la journée de dimanche, particulièrement ciblée par des menaces de perturbation, 34 arrestations préventives ont été effectuées sur l’île Notre-Dame. «La paix sociale a été assurée, a déclaré M. Parent rappelant que près de 110 000 personnes se trouvaient sur le site menant au Grand Prix.

Ces arrestations ont été faites de façon préventive sur la base que les policiers avaient des «motifs raisonnables» de croire que ces individus pouvaient troubler la paix sociale. M. Parent a affirmé que le SPVM s’est doté de politiques pour contrer le profilage racial ou social et que ces balises ont guidé leurs interventions. «Il n’y avait pas de fouilles ou d’interpellations systématiques sur les gens qui arboraient le carré rouge», a assuré M. Parent, qui précise que les policiers s’intéressaient d’abord aux comportements comme le fait de «flâner » aux abords du Grand Prix.

Une cinquantaine de personnes, qui ont refusé d’être fouillées, se sont aussi vu refuser l’accès au métro au cours du week-end. Le chef du SPVM a ajouté que certains usagers du métro, qui ont été fouillés, n’arboraient pas de carrés rouges.

Objets saisis lors du week-end

  • Sacs à dos remplis de briques et roche
  • Imitations d’arme à feu
  • Bâtons
  • Pièces pyrotechniques

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