Une rentrée houleuse sur les campus
Des étudiants ont perturbé la rentrée en classe à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal, lundi matin.
À l’UdeM, la police est intervenue, à la demande de la direction, afin de faire sortir des personnes qui «bloquaient l’accès à des locaux» a rapporté Ian Lafrenière, responsable des relations avec les médias au SPVM.
Au moment de publier, dix-neuf personnes avaient été interpellées. Pour l’instant, aucune accusation n’a été déposée contre ces individus, mais ils seront sous enquête en vertu de la Loi 12 (projet de loi 78). Un autre a quant a lui été accusé de voie de fait à l’endroit d’un policier.
À l’UQAM, la rentrée s’est faite sans heurt avec la police. Quelques dizaines d’étudiants, la plupart masqués, armés de tambours et de trompettes, ont perturbé les cours, obligeant l’annulation du tiers des séances, lundi matin. «Des actes d’intimidation inacceptables», a laissé savoir une porte-parole de l’UQAM.
Les levées de cours auront lieu toute la semaine, prévient Alexandre Poulin, de l’Association facultaire des étudiants en arts de l’UQAM. «Il y a plus de 1 000 cours à lever à l’UQAM cette semaine et on sera là à chaque porte de cours.»
Il s’agit d’assurer l’égalité entre les étudiants qui respectent le vote de grève et les autres, explique-t-il. Plus d’une dizaine de milliers d’étudiants sont toujours en grève. Philippe-Vincent foisy