Montréal
11:49 24 mai 2018 | mise à jour le: 24 mai 2018 à 11:59 Temps de lecture: 3 minutes

La qualité de l’air inquiète aux abords de l’échangeur Turcot

La qualité de l’air inquiète aux abords de l’échangeur Turcot
Photo: (Photo: Métro Média - Archives)©2016 Denis Germain

La détérioration de la qualité de l’air dans les quartiers aux abords de l’échangeur Turcot inquiète certains résidents. Depuis le début du mois d’avril, une hausse marquée de la présence de poussière a été observée, les voitures, les maisons et les plantes en portant les signes tous les matins. Le ministère des Transports (MTQ) attribue ces nuisances aux travaux de démolition, en branle depuis le début de l’année.

«Dernièrement, c’est vraiment épouvantable, relate une résidente de Saint-Henri, Élizabeth Powell. Je balaie ma terrasse tous les matins et ça revient toujours.»

Bien que la quantité de particules fines, les plus nocives pour la santé, soit restée relativement stable, Mme Powell croit qu’une hausse marquée des particules en suspension peut également affecter le système respiratoire.

«Quand je parle de dépassements des normes, je parle de très hauts dépassements. C’est souvent plus de trois fois le niveau acceptable pour une qualité de l’air moyenne», renchérit la résidente de la rue Sainte-Marie.

Cette dernière n’avait pas remarqué une dégradation aussi importante l’an dernier à pareille date. Les données qu’elle a récemment consultées sur le site web du MTQ ont confirmé ses soupçons.

Dans le cadre du projet Turcot, un suivi de la qualité de l’air est réalisé en continu grâce à quatre stations d’échantillonnage installées dans le secteur des travaux. La Ville de Montréal collecte les données et réalise l’analyse de celles-ci en fonction de la réglementation en vigueur émise par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et le MTQ.

Or, depuis le mois de mai, la concentration de particules en suspension totale à la station de la rue Notre-Dame Ouest a dépassé les normes recommandées la moitié du temps, pouvant atteindre jusqu’à près de 1000 microgrammes par m3, alors que la norme est de 150 µg/m3. Au mois d’avril, c’était le cas 18 jours sur 30.

Quant à la concentration de particules fines, elle était légèrement plus élevée que la norme au début du mois, mais est maintenant rétablie sous le critère des 30 µg/m3.

Mesures de mitigation
Comme les opérations de démantèlement de l’A720 occasionnent une plus forte présence de poussière dans les quartiers avoisinants l’échangeur, le MTQ a ajouté il y a quelques semaines un camion-citerne et un camion-balai supplémentaires pour procéder au nettoyage.

«Pour l’instant, c’est ce qui est en place, mais un suivi régulier est fait et nous adapterons les mesures si cela est nécessaire», indique le porte-parole du MTQ, Martin Girard.

Il ajoute que les grands vents des dernières semaines peuvent aussi avoir contribué à augmenter les nuisances dans certains secteurs.

Un nettoyage complet des rues du Village des tanneries est prévu prochainement, mais aucune autre mesure n’est envisagée pour le moment.

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