Montréal

CSEM: Un transfert qui se met en place

CSEM: Un transfert qui se met en place
Photo: Félix Lacerte-GauthierLes élèves de l'école General Vanier seront accueillis au sein de l'école Pierre de Coubertin. Toutes deux sont situées à Saint-Léonard.

La Commission scolaire English-Montréal tenait mercredi soir une réunion spéciale afin de discuter des modalités de cohabitation entre les écoles General Vanier et Pierre de Coubertin. Malgré l’approche de la rentrée, une certaine incertitude persiste.

« Ce qu’on demande aux parents est de se prononcer sur quels critères ils aimeraient voir pour que ce transfert-là se fasse de manière adéquate et pour limiter les désagréments », a expliqué d’entrée la présidente de la CSEM, Angela Mancini.

En juin, le ministre Jean-François Roberge avait ordonné le transfert des écoles anglophones General Vanier et John Paul I vers la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI). La solution de la CSEM était de transférer les élèves ainsi que le personnel de ces deux écoles vers, respectivement, Pierre de Coubertin et Laurier MacDonald.

Il est prévu que la direction de l’école Pierre de Coubertin mette 10 classes à la disposition des expatriés de General Vanier. Toutefois, depuis mercredi matin, les parents ont la possibilité d’inscrire leurs enfants à une autre école, s’ils le préfèrent. À moins de trois semaines de la rentrée, le nombre d’élèves qui seront du déménagement reste donc incertain.

Pour distinguer les deux écoles anglophones, qui cohabiteront au sein du même immeuble, chacune disposera d’une entrée qui lui sera propre. La cohabitation signifiera toutefois que Pierre de Coubertin devra se départir de locaux de classes qui étaient alors utilisés pour des cours spécialisés, tels que l’art.

Des demandes pour la cohabitation

Représentant le conseil d’administration de General Vanier, Bob Reda et Jason Trudeau réclamaient un remboursement de 25 000 $, pour compenser une levée de fonds ayant servi à rénover le terrain de jeux de l’école. « Nos enfants ont seulement pu profiter de cette cour neuve pendant deux ans », a justifié ce dernier.

De leur côté, Giovanni Petrecca et Maria Corsi House, qui représentaient Pierre de Coubertin, avaient également quelques demandes pour cette cohabitation. « Nous voulons réaménager l’espace de stationnement pour la sécurité des enfants », a revendiqué cette dernière. Autre demande, celle d’un air climatisé central pour compenser le « surplus de chaleur qu’occasionnera le plus grand nombre d’élèves ».

Après un long huis clos, le conseil d’administration de la CSEM a décidé d’octroyer 45 000 $ à chaque école, et d’étudier plus en détail certaines de leurs demandes.

Une idée écartée

Autre sujet à l’ordre du jour : celui de proposer une cohabitation à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI) au sein des écoles Gerald McShane et Lester B. Pearson.  Respectivement de niveau primaire et secondaire, toutes deux sont situées à Montréal-Nord. La première avait initialement été mentionnée par le ministre Jean-François Roberge lors de son ultimatum.

« C’est sûr que la [CSPI] n’a pas demandé la cohabitation pour le moment, a admis Mme Mancini peu avant la rencontre. On a quand même voulu demander aux écoles si elles y étaient ouvertes, mais je ne pense pas que la [CSPI] va accepter, peu importe, la décision que nous prendrons ce soir. »

Un plan détaillé sur les modalités de cohabitations pour la prochaine rentrée a d’ailleurs été présenté par Francesca Pitruzzello, présidente du conseil d’administration de l’école Gerald McShane. Informée que la cohabitation n’avait pas été demandée par la CSPI, elle n’a pu retenir son énervement. « Pourquoi a-t-on gaspillé notre été à mettre en place un plan d’urgence pour une mesure qui n’a pas été demandée et qui ne sera pas appliquée », s’est-elle exclamée.

Après seulement quelques minutes de débats, le conseil d’administration a décidé de tabletter le rapport.

La rentrée scolaire aura lieu le 3 septembre prochain.