Montréal

Montréal punira Lime et ses utilisateurs mal stationnés

Montréal punira Lime et ses utilisateurs mal stationnés
Photo: Josie Desmarais/Métro

Montréal modifiera le règlement encadrant les trottinettes électriques de Lime sur son territoire afin de pouvoir punir plus facilement l’entreprise et ses clients lorsque ces engins sont mal garés.

Cette modification règlementaire, qui entrera officiellement en vigueur après la séance du conseil municipal du 21 octobre, permettra à la Ville de remettre une amende de 50$ aux clients de Lime ayant mal stationné leur trottinette, s’ils sont pris sur le fait. Les sanctions pourront être remises tant par des inspecteurs du domaine public et de l’Escouade mobilité que par des policiers.

Si l’usager fautif n’est pas sur place, une amende de 100$ sera alors envoyée à l’opérateur.

Depuis l’arrivée de Lime à Montréal, le 13 août, plusieurs trottinettes électriques ont été aperçues sur des trottoirs, ce qui est interdit par la Ville.

«Il y a trop de trottinettes mal stationnées. Les citoyens ne peuvent pas prendre sur eux le fardeau de faire des signalements. On resserre la vis. Dorénavant, on donnera une contravention à vue lorsqu’on verra une trottinette mal stationnée. On la voit, on donne la contravention», a indiqué le responsable de la mobilité au comité exécutif, Éric Alan Caldwell. 

Le règlement encadrant les véhicules en libre-service sans ancrage adopté le printemps dernier donne actuellement deux heures à l’opérateur pour déplacer un engin mal stationné lui ayant été signalé par un citoyen, sous peine d’écoper d’une amende. Or, aucune amende n’a été remise à l’opérateur jusqu’à maintenant.

«Dès qu’il y a eu un signalement, le délai de deux heures a été respecté. Or, ce qu’on réalise, c’est que ce système-là ne nous permet pas d’atteindre un niveau de conformité comme on le souhaite», a ajouté M. Caldwell. La Ville mettra donc fin à cette période de grâce de deux heures à la suite d’un signalement.

Zones de stationnement

En vertu du règlement de la Ville, les trottinettes électriques en libre-service doivent être immobilisées dans les aires de stationnement qui leur sont réservées dans la zone de dégagement de plusieurs intersections de la métropole.

Le nombre de ces zones sera d’ailleurs bonifié prochainement, passant de 240 à plus de 400 dans plusieurs arrondissements centraux, dont Rosemont–La Petite-Patrie, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Ville-Marie.

La Ville a par ailleurs décidé de ralentir le déploiement de Lime. Ainsi, bien que le permis de l’entreprise permet la circulation de 430 trottinettes à Montréal, seulement la moitié d’entre elles sont actuellement en circulation.

«On leur fait comprendre que l’important, c’est de contrôler celles qui sont présentement sur le terrain», a insisté M. Caldwell. 

Trois exploitants maximum

La Ville viendra également limiter à trois le nombre maximal d’entreprises de véhicules en libre-service sans ancrage pouvant obtenir un permis pour opérer à Montréal. Actuellement, Lime partage le marché montréalais avec JUMP, qui a obtenu à la fin juin un permis pour opérer jusqu’à 1000 vélos à Montréal.

Le troisième opérateur serait donc Bird, dont la demande de permis est toujours en cours d’analyse par la Ville. L’entreprise voudrait opérer 200 trottinettes électriques dans la métropole.

Les permis de l’ensemble des exploitants viendront à échéance le 15 novembre.