Élections fédérales 2019

Le Parti vert soutient la ligne rose et un REM moins pollueur vers l’Est

Le Parti vert soutient la ligne rose et un REM moins pollueur vers l’Est
Photo: André Desroches / TC MediaLe chef adjoint du Parti vert, Daniel Green

Le Parti vert du Canada (PVC) appuiera le projet de la «ligne rose» du métro, cher à la mairesse de Montréal Valérie Plante. Mais il souligne que la prolongation du Réseau express métropolitain (REM) vers l’est de la métropole est «nécessaire» pour en faire un «vrai projet de mobilité structurant».

«La ligne rose fait ce que le REM ne fait pas, explique à Métro le chef adjoint du PVC, Daniel Green. Elle offre un transport collectif électrique non-polluant dans des zones de densité avec des grandes populations, ce que le REM n’offre pas actuellement.»

Celui qui est aussi porte-parole en matière d’environnement de son parti affirme que le gouvernement fédéral doit financer davantage la Ville de Montréal dans sa quête pour plus de transport actif. «C’est indéniable. Il faut s’éloigner de la voiture», analyse-t-il.

M. Green appuierait un prolongement du REM vers Pointe-aux-Trembles, mais sans la branche qui rejoindrait Montréal-Nord. Cette branche desservirait certains des mêmes secteurs prévus pour la ligne rose.

Ses propos rejoignent en partie ceux des candidats libéraux Jonathan Plamondon et Soraya Martinez, respectivement dans la Pointe de l’Île et Hochelaga. Ceux-ci ont plaident pour la construction d’un mode de transport «structurant» liant Pointe-aux-Trembles et Montréal-Nord au centre-ville sur l’axe Notre-Dame. La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) évalue actuellement plusieurs technologies, dont un prolongement du REM.

Bémols pour le REM

Plusieurs éléments du scénario actuel du REM perturbent toutefois M. Green.

«Il faut faire attention à ce que ce projet-là ne favorise pas l’étalement urbain, soutient-il. Vers l’Ouest, entre autres, plusieurs experts disent que la faible densité de population va favoriser cet étalement. Ce serait plus logique de le prolonger également vers l’Est.»

Au-delà des éventuelles prolongations, M. Green déplore que la quantité de ciment qui devra être utilisée pour le chantier du REM est absurde.

«Surtout quand on sait que les cimenteries sont des grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES), disons que ce serait très intéressant de faire des bilans environnementaux. Ça doit être moins pollueur, sinon ça pourrait annuler les avantages du transport collectif», insiste-t-il.

Des tramways, «une bonne idée»

Lors d’une conférence de presse tenue à Montréal vendredi, le Parti vert a aussi appuyé le projet de tramway dans le Sud-Ouest entre Lachine et le centre-ville, considéré par l’administration Plante comme «une portion de la ligne rose». Québec y a injecté quelque 800 M$ il y a quelques mois.

«On trouve le projet très intéressant, puisqu’on va utiliser des rails déjà existants pour développer le système. Il n’y aura pas d’expropriations, pas de déménagements, ni besoin de construire des infrastructures lourdes.» -Daniel Green

Mené de front par l’administration de la mairesse de Lachine Maja Vodanovic, le tramway du Sud-Ouest arrive de plus «dans un bon moment», juge Daniel Green. Le REM ayant, selon lui, «abandonné ce secteur pour se concentrer sur le nord-ouest de l’île de Montréal».

D’ailleurs, les systèmes de rails délaissés en régions devraient être mis à profit pour mieux desservir les citoyens hors des grands centres urbains, d’après le numéro deux du Parti vert.

«On pourrait rapidement s’apercevoir au Québec que si on mettait à niveau nos rails et qu’on faisait des tramways, on desservirait des régions éloignées qui avaient auparavant ces infrastructures, mais qui les ont abandonnées pour les remplacer par la voiture et l’avion», illustre-t-il.