Île-des-Sœurs
06:49 24 avril 2020 | mise à jour le: 27 avril 2020 à 16:09

Visite exclusive de l’annexe de l’Hôpital de Verdun 

Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine DesautelsExemple d'un chambre à l'intérieur de l'annexe.
Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine DesautelsDes stations pour se désinfecter les mains, avec eau chaude.
Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine DesautelsUn code de couleur permet d'identifier les zones contaminées.
Sur la photo: Danielle Poitras, Isaac Assaraf, Dr Jocelyn Barriault, Mathieu Bertrand, Sonia Bélanger, Cecilia Curbelo, Pierre-Paul Millette, Dre Severine Hurtubise.

L’annexe construite à l’Hôpital de Verdun servira de modèle pour les autres établissements de santé de la province. La première unité temporaire de COVID-19 de cette envergure a été érigée de façon à résister aux intempéries de l’hiver, si nécessaire.

Au total, 36 lits pourront accueillir des bénéficiaires en attente de résultats de dépistage de coronavirus et qui ont besoin d’une hospitalisation.

Pour l’instant, l’utilisation du chapiteau chauffé, climatisé et ventilé, est prévue pour une durée maximale de six mois. Il vise à éviter la contamination dans le reste de l’hôpital.

Tous les patients devront d’abord être évalués à l’urgence. Ils seront dirigés vers l’annexe «s’ils ont besoin d’être gardés à l’hôpital et qu’ils ont des critères de stabilité. On ne peut pas avoir des gens qui sont trop malades, on n’a pas toute l’infrastructure» explique la responsable de l’hospitalisation, Dre Severine Hurtubise.

Mini-hôpital

L’unité est tout de même autosuffisante, avec postes d’infirmières équipés de cloches d’appel, téléphones et ordinateurs. On retrouve aussi une pharmacie, des vestiaires pour que le personnel puisse se changer et enfiler l’équipement de protection ainsi qu’une salle de repos.

Par mesure de protection, une salle de désinfection a été aménagée, tout comme un local distinct pour les déchets. Il y a même une zone de décontamination avec douche si un patient doit être transféré rapidement à l’urgence.

Le niveau de contamination est facilement identifiable par un code de couleur.

«Toutes les portes bleues sont des zones dites propres. Quand on arrive à une porte verte, on arrive dans une zone possiblement contaminée», explique le responsable en stratégie des opérations au CIUSSS Centre-Sud, Mathieu Bertrand.

Il y aura aussi un marquage au sol et de la signalisation pour éviter toute confusion dans les déplacements.

La structure temporaire répond aux mêmes normes de sécurité incendie qu’un hôpital. D’ailleurs, les toiles qui servent de murs sont résistantes au feu. 

Adapté

Les besoins à l’établissement du boulevard LaSalle risquent d’être de plus en plus grands. «Bien que les hospitalisations aux soins intensifs sont contrôlées et qu’il n’y a pas beaucoup de décès dans les hôpitaux, les statistiques montrent que les cas d’hospitalisations [reliés au coronavirus] augmentent chaque jour», souligne la PDG du CIUSSS, Sonia Bélanger.

En plus d’une potentielle deuxième vague de COVID-19 cet automne, l’Hôpital de Verdun pourrait devoir traiter de nombreux patients malades avant la pandémie, restés chez eux pour ne pas être contaminés.

«Toutes ces personnes, on risque de les voir plus malades que jamais», anticipe le chef de l’urgence, Dr Jocelyn Barriault.

Si nécessaire, l’annexe pourrait aussi changer de vocation et soigner des patients non atteints de la COVID-19. «On s’est laissé de la marge de manœuvre en fonction des besoins de l’hôpital», indique M. Bertrand.

L’ouverture officielle de l’unité est prévue mercredi prochain.

700 000

Le CIUSSS a eu l’autorisation du gouvernement provincial pour aller de l’avant avec ce projet d’environ 700 000$. Si l’aménagement se termine dans les délais, il aura fallu deux semaines pour mettre sur pied l’unité temporaire. 

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