Montréal

BIXI Montréal envisage de commencer sa saison plus tôt

BIXI vélos électriques
Les BIXI électriques ont été nettement plus populaires que les vélos standards de l'organisme cet été. Photo: Henri Ouellette-Vézina/Archives Métro

BIXI Montréal, qui a déjà commencé à déployer ses installations dans la métropole, envisage de devancer le début de sa saison cette année, si la météo le permet.

L’organisme a commencé mardi à déployer des bornes d’ancrage pour ses vélos en libre-service dans différents endroits à Montréal.

«C’est un record pour nous. On n’avait jamais débuté avant le 20 mars», souligne à Métro le directeur général de BIXI, Christian Vermette, au sujet de ce déploiement. Celui-ci nécessitera quelques semaines, puisque l’organisme devra installer des centaines de stations dans la métropole, de même qu’à Laval, à Westmount et dans la ville de Mont-Royal. Celles-ci accueilleront en tout 7270 vélos standards et 1905 vélos électriques.

S’il ne neige «pas trop souvent» au cours des prochaines semaines, l’organisme entrevoit ainsi de pouvoir commencer sa saison 2021 avant la date prévue du 15 avril, confie M. Vermette. «Je pense que tout le monde le souhaite», ajoute-t-il.

Le directeur général refuse toutefois de s’avancer sur une date précise. «Dans une ou deux semaines, on pourra mieux évaluer», indique M. Vermette par écrit.

«Les gens ont besoin de bonnes nouvelles.» -Christian Vermette, directeur général de BIXI Montréal

En 2018, BIXI Montréal avait devancé sa saison au 10 avril dans le cadre de son 10e anniversaire. L’organisme a aussi envisagé l’an dernier de devancer l’arrivée de ses vélos sur les routes de la métropole, dans le contexte de la pandémie, mais cela n’a finalement pas été le cas.

8,8 M$ pour BIXI Montréal

Les élus du conseil municipal se pencheront d’ailleurs en début de semaine prochaine sur un avis de motion concernant un règlement d’emprunt de 8,8 M$ pour l’organisme. En 2020, malgré l’ajout de 1000 vélos électriques à sa flotte, BIXI Montréal a vu son achalandage chuter par rapport à l’année précédente, en raison de la pandémie et de la popularité grandissante du télétravail.

La Ville constate toutefois que «la confiance des usagers a été regagnée graduellement» au cours de la dernière saison, ce qui «augure bien pour 2021», soulignent des documents du conseil municipal du 22 mars.

Ce règlement d’emprunt vise donc à poursuivre l’expansion de BIXI Montréal cette année dans les différents arrondissements de Montréal. Concrètement, cette somme servira entre autres à acquérir des vélos, qu’ils soient à assistance électrique ou non, de même que des bornes d’ancrage. L’organisme compte aussi utiliser cette enveloppe pour remplacer des équipements «endommagés, désuets ou défectueux qui auraient pour effet de diminuer l’offre de service auprès des utilisateurs», peut-on lire. 

Une grille tarifaire qui fait réagir

Ayant constaté la forte popularité des vélos électriques l’an dernier par rapport au modèle standard, l’organisme a décidé d’en ajouter 725 à sa flotte cette année. Une nouvelle grille tarifaire s’appliquera aussi aux usagers cette année. Tout en coupant de moitié le coût pour une passe mensuelle, BIXI Montréal introduit dans sa tarification des frais à la minute pour ses vélos électriques. Ceux-ci seront de 0,10$ pour les abonnés et de 0,25$ pour les utilisateurs occasionnels.

Selon l’utilisateur de BIXI Montréal Julien Couasnon, cette nouvelle tarification aura pour effet de désavantager les utilisateurs des vélos électriques de l’organisme qui doivent parcourir de longues distances pour se rendre au travail. «Ils se retrouvent à devoir payer beaucoup plus cher», affirme-t-il en entrevue à Métro.

«C’est vraiment discriminant pour les gens qui demeurent en-dehors des [quartiers centraux]», insiste-t-il. M. Couasnon a d’ailleurs lancé récemment une pétition pour s’opposer à cette grille tarifaire, qui récolte des réactions partagées sur les réseaux sociaux de la part des utilisateurs du système de vélos en libre-service.

La pétition réclame aussi que BIXI Montréal offre son service toute l’année, au lieu de cesser à la mi-novembre. Une option qu’étudie l’organisme.

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