Montréal

Les demandes de nettoyage du domaine public ont plus que doublé à Montréal

La propreté du domaine public est une responsabilité partagée, affirme la Ville de Montréal. Photo: Jason Paré, Métro Média

Les demandes de service faites au 311 pour du nettoyage dans les rues et les espaces verts ont plus que doublé en cinq ans à Montréal, passant d’environ 5100 en 2015 à plus de 13 000 en 2019 et 2020.

Lorsqu’un citoyen constate la présence de débris et de saletés dans les parcs, les rues ou les ruelles, et la signale au 311, la requête est enregistrée sous la catégorie «nettoyage du domaine public».

Selon le relationniste de la Ville de Montréal Gonzalo Nunez, plusieurs facteurs expliquent cette augmentation. «On pense notamment aux inondations et à la crue des eaux de 2017 et 2019, à l’hiver particulièrement rigoureux de 2019 et à la pandémie qui a débuté en 2020.»

Si les inondations laissent beaucoup de débris sur le domaine public, c’est l’épandage plus important de sels et d’abrasifs sur les trottoirs et voies de circulation lors de l’hiver 2019 qui serait entre autres responsable de cette augmentation de demandes.

La fréquentation plus élevée des espaces extérieurs en temps de pandémie, comme les parcs, les rues piétonnes et les pistes cyclables, augmenterait également le nombre de signalements concernant la propreté.

Plus de poubelles

Cette fréquentation plus élevée des espaces publics avait d’ailleurs complexifié le maintien de la propreté des parcs à Montréal ce printemps, poussant des citoyens à demander à la Ville de Montréal d’augmenter la fréquence de collecte des déchets et le nombre de poubelles et de cendriers sur le domaine public.

Une demande à laquelle veut répondre l’équipe de Denis Coderre avec sa stratégie en matière de propreté, présentée le 22 septembre dernier, affirmant que «la ville n’a jamais été aussi sale».

Outre cette volonté de créer un fonds afin de soutenir les arrondissements dans leur mission de propreté, Ensemble Montréal dit vouloir s’attaquer aux problèmes reliés à la présence de rats et aux dépôts illégaux.

Selon les statistiques du 311, le nombre de demandes concernant les rats est resté le même entre 2015 et 2020 (plus ou moins 1000 demandes par année).

Idem pour les dépôts illégaux, le nombre de demandes étant sensiblement le même d’une année à l’autre (entre 16 000 et 18 000 demandes par année).

Plus simple

Selon Gonzalo Nunez, deux autres facteurs pourraient expliquer l’augmentation des demandes faites au 311.

Depuis 2019, il est plus simple de rejoindre la municipalité, explique-t-il, puisque les gens peuvent signaler en tout temps un problème ou faire une demande via le site Internet de la Ville et l’application Montréal Services aux citoyens.

Lancée en 2019, la campagne Donnons-nous le mot, réduisons la pollution, qui vise à sensibiliser les citoyens aux impacts environnementaux qu’entraîne le fait de jeter ses déchets au sol, aurait pu également contribuer à cette augmentation de signalements.

Selon les informations obtenues auprès de la Ville de Montréal, le budget de 2021 pour l’activité «nettoyage et balayage des voies publiques» est de 47 M$. Quelque 775 employés participent au nettoyage de la ville.

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