Montréal

Le Projet d’expansion à Contrecœur va de l’avant

Port Montréal Contrecoeur
Vue d'artiste de ce à quoi ressemblera le terminal Contrecoeur après sa construction. Photo: Collaboration spéciale/Port de Montréal

Le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur franchit une nouvelle étape. L’Administration portuaire de Montréal (APM) lance aujourd’hui l’appel de qualification du projet. Le port entend «répondre» aux «exigences du projet», notamment en matière de «développement durable», et cela, alors que le secteur abrite le chevalier cuivré, une espèce de poisson en voie de disparition.

L’APM vise à trouver le meilleur partenariat stratégique possible pouvant répondre aux hautes exigences du projet en termes d’innovation, d’efficacité, de responsabilité sociale et de développement durable. Le but est de conclure une entente à long terme pour concevoir, construire, financer, exploiter et entretenir le terminal Contrecœur.

Extrait du communiqué de presse de l’APM

L’appel est ouvert aux acteurs de l’industrie à l’échelle nationale et internationale pour les trois prochains mois. À terme, trois soumissionnaires seront sélectionnés pourront participer à l’appel de propositions, qui devrait se dérouler au courant du second trimestre de 2022. L’objectif: conclure une entente à long terme pour concevoir, construire, financer, exploiter et entretenir le terminal Contrecœur.

«Il s’agira d’un terminal vert, moderne et innovant qui offrira notamment une large place à l’électrification de ses installations. Notre objectif est d’en faire une infrastructure de classe mondiale», indique Martin Imbleau, président-directeur général de l’APM.

Une espèce en péril

Si le projet d’expansion à Contrecœur a reçu le feu vert de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada et du ministre fédéral de l’Environnement, un arrêté ministériel d’Ottawa paru fin mai dernier visait toutefois le projet d’expansion, interdisant la destruction de l’habitation du chevalier cuivré en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

En effet, l’habitat de prédilection du chevalier cuivré, reconnu depuis 2007 comme espèce en voie de disparition, se trouve majoritairement dans le secteur qui accueillerait les futures installations portuaires de l’APM.

Des mesures d’atténuation avaient été mises de l’avant par l’APM, mais celles-ci ne convainquent pas certains experts, dont la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) du Québec. Son directeur général, Alain Branchaud, soulignait que la disparition du chevalier cuivré représenterait une perte «impossible à compenser».

On semble encore une fois mettre la charrue avant les bœufs dans ce dossier alors que le projet n’a pas reçu les autorisations nécessaires en vertu de la Loi sur les espèces en péril. En agissant ainsi, l’APM met à risque à la fois son projet et le rétablissement du chevalier cuivré.

Alain Branchaud, directeur général, SNAP Québec

«Les conditions indiquées dans la déclaration de décision du ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada devront également être respectées», indique l’APM par communiqué.

Le nouveau terminal de conteneurs de Contrecœur pourrait accueillir à terme jusqu’à 1,15 million de conteneurs. Son coût se chiffre à 750 M$.

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