Montréal

Le DG de la STM quittera bientôt ses fonctions

Photo: Capture d'écran

Le directeur général de la Société de transport de Montréal (STM), Luc Tremblay, quittera ses fonctions le 2 avril, a été annoncée par la STM sur ses réseaux sociaux. L’opposition à l’Hôtel de ville de Montréal blâme l’administration Plante.

Luc Tremblay travaillait à la STM depuis 28 ans. Pendant sept de ces années, il a été directeur général de l’organisation. Son contrat venait à échéance le 31 décembre, mais comme un plan organisationnel «qui définira les dix prochaines années» doit être élaboré au cours de la prochaine année, les deux parties ont convenu de mettre un terme à leur association en avril.

«M. Tremblay peut partir la tête haute avec le sentiment du devoir accompli. Travailleur infatigable, il aura mené la STM à travers plusieurs transformations importantes, en plus de la guider au cours de la pandémie», réagit le président du conseil d’administration de la STM, Éric Alan Caldwell.

Le départ de M. Tremblay survient quelques mois après celui de Philippe Schnobb, ex-président de la société. «La STM est une entreprise exceptionnelle, parmi les dix premières en importance au Québec, qui compte sur près de 11 000 employés dévoués, passionnés et hautement compétents. Je suis fier d’avoir fait partie de cette grande entreprise et je tiens à remercier chacun d’entre eux pour leurs efforts quotidiens», commente Luc Tremblay.

L’administration Plante est en cause, croit l’opposition

La STM éprouve des problèmes financiers importants, au point où elle ignore comment elle pourra couvrir toutes ses dépenses cette année, de son propre aveu. La source du problème est la forte baisse d’achalandage qui secoue le réseau de transport en commun. Au début du mois, la fréquentation était de 66% par rapport à une journée normale en 2019, avant l’arrivée de la pandémie.

Le chef de l’Opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal, Aref Salem, dit ne pas être surpris par son départ. «Ayant le titre de fellow comptable professionnel agréé, c’est quelqu’un avec un grand calibre. Le déficit de 43 millions de dollars dans le budget 2022 de la Société de transport de Montréal a dû être la goutte qui a fait déborder le vase.»

Selon nous, Luc Tremblay voit l’administration Plante embarquer dans le mauvais wagon depuis des années. Il l’a vu faire dérailler la STM en présentant un budget déficitaire et n’a probablement pas voulu être associé à une telle gestion, qui ne présente aucune alternative pour remettre la Société sur le droit chemin.

Aref Salem, chef de l’Opposition officielle à l’Hôtel de ville de Montréal

Rôle environnemental

Selon M. Tremblay, la «STM doit jouer un rôle de premier plan dans la lutte aux GES et a présentement plusieurs leviers en main pour être le fer de lance en la matière».

«Il lui manque toutefois deux éléments fondamentaux pour débloquer son plein potentiel: une refonte du financement des transports collectifs et une gouvernance métropolitaine efficace. La structure de financement actuelle, qui date des années 90, est totalement déconnectée des nouveaux besoins pour notre secteur, critique M. Tremblay. Les ambitions pour les transports collectifs ne sont tout simplement plus en adéquation avec les ressources disponibles.»

Le conseil d’administration de la STM entamera bientôt un processus d’embauche pour remplacer Luc Tremblay.

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