Montréal

Des Montréalais non vaccinés iront manifester à Ottawa samedi

Convoi camionneurs Ottawa
Depuis le 15 janvier, les camionneurs doivent présenter une preuve de vaccination contre la COVID-19 à leur retour à la frontière canadienne, ou se mettre en quarantaine 14 jours. Photo: Yvan Fortin, Métro Média

Alors que des camionneurs venus de partout au Canada prévoient de se rassembler ce samedi 29 janvier pour manifester à Ottawa, des Montréalais non vaccinés s’organisent aussi pour se rassembler et prendre part à ce mouvement appelé le «Convoi pour la liberté».

Depuis le 15 janvier dernier, la mesure du gouvernement fédéral qui oblige les camionneurs à présenter une preuve de vaccination contre la COVID-19 à leur retour à la frontière canadienne, sous peine de devoir faire deux semaines de quarantaine à la maison, est entrée en vigueur.

Une mesure qui a suscité une levée de boucliers de la part de ces professionnels, qui s’organisent depuis le début de la semaine pour former un immense convoi appelé le «Convoi pour la liberté» et qui doit culminer, le samedi 29 janvier, au centre-ville de la capitale nationale.

Transport et logistique depuis Montréal

À Montréal, certains membres de la communauté des non-vaccinés ont également l’intention de se joindre à cette manifestation.

C’est le cas par exemple de Pierre, jeune papa, non vacciné contre la COVID-19, qui réside dans le Sud-Ouest. Arrivé depuis sa France natale en 2010 et désormais citoyen canadien, Pierre ne fait pas partie du domaine professionnel des camionneurs puisqu’il travaille dans le secteur de la mode et du design. Mais selon ses propos, prendre part à cette manifestation revient à «défendre la liberté de choisir et de circuler, défendre le consentement libre et éclairé».

Je me joindrai au convoi samedi, pour apporter ma petite pierre au plus grand mouvement de justice sociale jamais vu au Canada.

Pierre

Pierre a proposé sur les réseaux sociaux de faire du covoiturage samedi avec d’autres Montréalais qui souhaitent également se rendre à Ottawa.

Le covoiturage, ce sera justement la solution choisie par Rébecca, citoyenne canadienne qui réside avec sa conjointe dans le quartier du Mile End de l’arrondissement du Plateau. «J’ai mis un message sur des groupes Facebook pour savoir si certains avaient de la place dans leur véhicule. Les gens répondent vite, on se fixe des lieux de rendez-vous, et on trouve souvent des solutions», explique cette Française, qui travaille dans les effets visuels pour le cinéma. Résidant à Montréal depuis 2011, Rébecca partira «le matin même [samedi] pour Ottawa» dénoncer, aux côtés d’autres personnes non vaccinées, la mesure qui concerne les camionneurs. «Ce n’est pas une question de vaccinés ou non vaccinés, c’est une histoire de droits et de liberté», clame Rébecca, qui considère à travers cette manifestation prendre part à «un événement qui fait appel à la solidarité, à l’amour et à la bienveillance».

Et Nabou, qui réside seule dans Hochelaga, attend également de trouver un trajet en covoiturage, quitte à partir «à la dernière minute» samedi pour Ottawa.

Un mouvement pas unanime

À l’heure actuelle, des centaines de camionneurs partis en début de semaine de la Colombie-Britannique poursuivent leur chemin vers Ottawa, et le groupe Facebook «Convoy to Ottawa 2022» rassemble ce mercredi 26 janvier 645,5 K membres.

De son côté, l’Alliance canadienne du camionnage (ACC) explique dans un communiqué partagé sur son site Internet qu’elle «n’appuie pas et désapprouve fortement toute manifestation sur les voies publiques, les autoroutes et les ponts».

L’alliance estime que «de telles actions, en particulier celles qui interfèrent avec la sécurité publique, ne sont pas la manière dont les désaccords avec les politiques gouvernementales doivent être exprimés.»

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