Montréal

Valérie Plante souhaite d’autres améliorations au REM de l’Est

Photo: Josie Desmarais/Métro

Alors que la vision architecturale du REM de l’Est a été dévoilée mercredi matin, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, se range derrière le comité d’experts mandaté pour assurer la bonne intégration architecturale. Elle souhaite continuer de travailler pour l’amélioration du projet de 10 G$.

Mme Plante a réagi au dépôt du rapport du comité d’experts lors d’un point de presse mercredi après-midi, juste après être allée déposer une boîte remplie de médicaments et de matériel de soin d’urgence à l’église Ukrainian Catholic Parish Hall.

Le rapport correspond à ce que souhaite la Ville de Montréal, c’est-à-dire «le meilleur projet possible», a affirmé la mairesse. «Est-ce que le projet est parfait? Non, il ne l’est pas et c’est ce que le comité dit d’ailleurs, a-t-elle ajouté. […] Ce rapport me motive encore plus à continuer à trouver des solutions et à peaufiner des tronçons.»

Tout le travail qui a été fait dans la dernière année pour améliorer le projet, pour moi, c’est porteur d’espoir qu’on peut encore l’améliorer, mais encore faut-il réunir toutes les conditions et il en reste à remplir. Alors donnons-nous le temps et les moyens pour réussir.

Valérie Plante

Par ailleurs, la Ville de Montréal préférerait que les stations du REM de l’Est soient enfouies. «Ça diminue la complexité d’aménagement au sol», indique Valérie Plante. Or, pour le moment, la proposition aérienne est celle privilégiée par CDPQ Infra, la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec responsable du projet. Comme le disent les 15 experts du comité, Valérie Plante souhaite toutefois que les aménagements se fassent en même temps que la construction du REM de l’Est.

De plus, Mme Plante insiste pour que la Ville de Montréal soit «autour de la table» afin de «participer plus activement à l’évaluation des coûts et à la capacité de réalisation du projet». «La CDPQ Infra, leur expertise, c’est le train. Nous, notre expertise, c’est l’aménagement au sol», a-t-elle dit.

Une position «ambiguë» dit l’opposition

L’opposition officielle à la Ville de Montréal considère que la position de la mairesse est «ambiguë». Le chef d’Ensemble Montréal, Aref Salem, pense que le projet est sous respirateur artificiel en raison de l’administration Plante, qui tarde à se positionner.

«D’un côté, la mairesse renvoie la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et le gouvernement du Québec à la table à dessin et, d’un autre côté, elle affirme que le projet parfait n’existe pas», critique-t-il.

«Alors que tous les partenaires attendent son approbation, il serait temps qu’elle nous dise en quoi consiste “une intégration exemplaire” à ses yeux: ce qu’elle ne peut pas accepter et ce qu’elle est prête à laisser aller pour que la prochaine esquisse soit enfin à la hauteur de ses attentes», ajoute M. Salem.

Accueil favorable de la Chambre de commerce 

Dans un communiqué publié mercredi midi, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain accueille favorablement la proposition architecturale pour le REM de l’Est. 

Le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, estime que cette proposition est meilleure que celle du REM de l’Ouest. 

«Nous reconnaissons les efforts pour mieux intégrer les infrastructures dans le paysage urbain. Nous saluons notamment les nombreux éléments novateurs qui se retrouvent dans la nouvelle vision: promenade de l’Est, nouveau design plus épuré ou encore utilisation de matériaux mieux adaptés. Le projet est maintenant en solide posture pour aller de l’avant», a-t-il affirmé. 

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