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Tanvir Singh, l’homme qui aurait battu une fillette, apte à subir son procès

La procureure du DPCP assignée au dossier de Tanvir Singh, Me Annabelle Sheppard.
La procureure du DPCP Me Annabelle Sheppard. Photo: Naomie Gelper/Métro

Tanvir Singh, l’homme de 21 ans qui a présumément battu une fillette de 10 ans à Pointe-aux-Trembles la semaine dernière, est jugé apte à subir un procès, mais une évaluation psychologique doit encore déterminer sa responsabilité criminelle. Il a comparu virtuellement mercredi matin au palais de justice de Montréal.

L’homme, accusé notamment de voies de fait graves, a subi une évaluation psychologique à la demande du juge André Perreault dans le but de déterminer son aptitude à subir un procès. Selon le rapport, le présumé agresseur est apte. Depuis le centre de détention de Montréal, mieux connu sous le nom de «la prison Bordeaux», Tanvir Singh a comparu en visioconférence.

Nouvelle évaluation pour sa responsabilité criminelle

Après un séjour de 30 jours à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel où il subira une deuxième évaluation sur son état de santé mentale, l’homme devrait être de retour en cour le 25 avril prochain. Cette nouvelle évaluation vise à déterminer si l’homme est criminellement responsable de l’acte qu’il est accusé d’avoir commis. 

«Quand quelqu’un est trouvé non criminellement responsable, il y a certaines situations où il y a des expertises et des contre-expertises. Ça peut vouloir dire que quelqu’un est interné plutôt que détenu, mais il y a différentes choses qui peuvent s’appliquer alors je veux m’en tenir à ce qu’on sait et ce qui peut être rendu public», a expliqué la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) Me Annabelle Sheppard.

Tanvir Singh a été arrêté le 14 mars après que des appels ont été reçus au 911 vers 11h30 concernant une agression commise envers une enfant de 10 ans, sur le boulevard du Tricentenaire, près de la rue Notre-Dame, à Pointe-aux-Trembles. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a rapidement évoqué l’hypothèse de problèmes de santé mentale chez M. Singh. 

Il fait face à des accusations de voies de fait graves, de voies de fait avec une arme, de voies de fait causant des lésions corporelles et de possession d’une arme dans un dessein dangereux. S’il est reconnu coupable de voies de fait graves, M. Singh pourrait subir une peine maximale de 14 ans.

Soutien à la famille de la plaignante

Me Annabelle Sheppard a aussi indiqué à sa sortie de la salle d’audience que la famille de la victime, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, est suivie de près.

«Notre plus grande préoccupation, autre que s’assurer que monsieur [Singh] ne soit pas remis en liberté, c’est vraiment d’assurer le meilleur accompagnement possible et le meilleur soutien [à la famille]. C’est sûr que c’est une situation difficile tant pour la jeune plaignante que sa famille», a-t-elle déclaré aux médias.

L’enfant, dont la vie n’est pas en danger, a fait l’objet d’une importante vague de soutien. Plusieurs personnes ont manifesté leur colère et leur appui à la famille à la suite de l’événement, y compris la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

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