Montréal

Les parcs de Montréal surpeuplés d’humains… et de matière fécale

Le parc Clémentine-De La Rousselière et ses terrains sportifs, dans Pointe-aux-Trembles. Photo: Josie Desmarais/Métro

Le rapport annuel de l’Ombudsman de Montréal (OdM) fait état de plusieurs plaintes de la part des personnes habitant à proximité des parcs de la métropole. On y dénonce des nuisances multiples: papiers mouchoirs souillés non jetés à la poubelle, odeurs nauséabondes, individus urinant et déféquant sur les terrains ou dans les stationnements… la liste est longue. La solution: plus de toilettes.

Rappelons que les parcs ont été pris d’assaut à Montréal durant l’été 2021. Ce qui peut sembler une bonne chose… jusqu’à ce qu’on y remarque l’insuffisance des toilettes et autres installations sanitaires.

[Les] toilettes chimiques sont nettoyées et vidangées plusieurs fois par jour, ce qui contribue à encourager leur utilisation. D’autres toilettes ne le sont toutefois pas assez fréquemment, ce qui dissuade les gens de les utiliser.

Extrait du rapport 2021 de l’OdM

Le nombre insuffisant de poubelles dans les parcs Laurier, La Fontaine, Jeanne-Mance, des Carrières, Sainte-Bernadette, Saint-Viateur, Outremont et Jarry a également été soulevé dans le rapport.

Le rapport de l’Ombudsman 2021 fait état d’un nombre record de plaintes avec 2365 dossiers traités, incluant 211 nouvelles enquêtes, dont 40 lancées à l’initiative de l’OdM, comparativement à 2150 dossiers traités en 2020.

Rosemont règle le problème en ajoutant une toilette

D’autres plaintes, notamment concernant les longues files d’attente pour accéder aux quelques installations sanitaires, la quantité réduite de toilettes disponibles ainsi que l’insalubrité des toilettes chimiques, ont été signalées. Des discussions avec les arrondissements ont été entamées à cet effet et certains d’entre eux n’ont pas attendu avant de réagir.

C’est le cas de l’arrondissement Rosemont–La Petite-Patrie, qui a ajouté une toilette chimique dans le parc des Carrières. L’arrondissement a également ajusté l’affichage dans le parc Sainte-Bernadette afin d’indiquer, aux endroits stratégiques, la présence d’installations sanitaires à proximité. L’arrondissement de Ville-Marie, au nord du parc Jeanne-Mance, a procédé de même dans une situation similaire.

Signe positif, estime la Ville

Malgré les nombreuses plaintes en 2021 de la part des citoyens soulignant une dégradation des parcs, la Ville de Montréal veut miser sur l’aspect positif de la situation.

«On voit que les habitudes des citoyens ont changé et qu’ils passent plus de temps dans nos parcs, ce qui signifie que l’on doit adapter les services au sein de ceux-ci», relève le cabinet.

«Dans son rapport, l’ombudsman souligne d’ailleurs “l’excellente collaboration des arrondissements dans ce dossier, qui ont réagi promptement et avec empressement afin de résoudre les problématiques observées”», souligne le cabinet dans un échange avec Métro.

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