Montréal

GES: des manifestations attendues jeudi à Montréal et ailleurs

Des manifestant pour l'environement, en septembre 2021, rassemblés devant les bureaux de TVA pendant le débat des chefs.
Des manifestant pour l'environement, en septembre 2021, rassemblés devant les bureaux de TVA pendant le débat des chefs. Photo: Josie Desmarais/Métro

Une série de manifestations aura lieu ce jeudi 16 juin aux quatre coins du Québec, y compris à Montréal, pour revendiquer le plafonnement des émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de la combustion des exportations canadiennes d’énergies fossiles.

Dans la métropole, la principale manifestation se tiendra à 12h, à la place Émilie-Gamelin. Elle vise le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, dont les bureaux sont situés tout près.

M. Guilbeault, un militant écologiste bien connu avant son arrivée en politique, est durement critiqué par ses anciens confrères d’armes. On lui reproche notamment d’avoir approuvé le projet d’extraction pétrolière Bay du Nord malgré ses propres hésitations.

Ces manifestations pour le plafonnement des GES, organisées par le Front étudiant d’action climatique (FÉDAC), auront lieu devant d’autres bureaux de députés à Montréal et ailleurs. Que ce soit à Québec, à Chicoutimi, ou encore à Ahuntsic et à Ville-Marie, le FÉDAC compte bien se faire entendre.

Dans le viseur du FÉDAC, on retrouve notamment le projet de loi d’Ottawa sur le plafonnement et la réduction des GES du secteur canadien des énergies fossiles. Le FÉDAC souhaite qu’Ottawa inclue dans ce projet de loi les émissions de GES issues des exportations. Selon le groupe militant, ces GES seraient 1,3 fois supérieurs aux GES domestiques totaux du Canada.

Justin Trudeau avait fait du plafonnement des GES une des promesses de campagne électorale. Il avait réitéré cette volonté au moment de la COP26 à Glasgow.

Différents représentants du milieu étudiant et écologiste québécois prendront la parole lors de l’évènement.

Des actions de pression directe sur les députés

Début avril, le FÉDAC avait déclenché sa campagne de pression nationale pour qu’Ottawa effectue un «vrai plafonnement» des GES. L’évènement avait alors eu lieu devant les bureaux du ministre Guilbeault.

La revendication du regroupement était déjà d’inclure les émissions de GES liées à la combustion des énergies fossiles exportées dans les plans de réduction du fédéral.

«Les gaz à effet de serre des énergies fossiles sont surtout émis lorsque les combustibles sont consommés et brûlés, pour environ 85% du cycle. La production, ça n’émet qu’une petite fraction du total», avait expliqué le porte-parole du FÉDAC, Simon Guiroy.

Le FÉDAC regroupe plus de 330 000 étudiants à travers la province. Il compte aussi sur le soutien de la majorité des associations étudiantes québécoises.

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