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Faire don de son vieux manteau sur les «murs de la gentillesse»

L’inauguration du premier mur de la gentillesse a eu lieu à l’angle des rues D'Iberville et Masson. Photo: Isabelle Chénier, Métro

Les passants peuvent accrocher leurs vieux manteaux d’hiver sur un mur, à l’angle des rues D’Iberville et Masson ainsi qu’à celui de la rue Sainte-Catherine et de l’avenue Bourbonnière, afin qu’un autre puisse s’y emmitoufler durant la saison froide. Ces «murs de la gentillesse» sont un concept du Moyen-Orient qui est ainsi importé pour la première fois à Montréal.

L’équipe de Renaissance, instigatrice du projet, a choisi un matin assez frisquet de novembre pour inaugurer son premier mur de la gentillesse dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Déjà, une dizaine de manteaux y sont accrochés.

«On est partenaire avec Publicité Sauvage, qui nous a offert des lieux, explique la directrice communications et marketing de Renaissance, Marie-Claude Masson. On avait demandé à être situé plus vers l’est de Montréal, où il y a le plus de gens dans le besoin. Il fallait que ce soit aussi un emplacement pratique pour Mission Old Brewery et sa clientèle, et pas trop loin pour Renaissance.»

Jusqu’au 27 novembre, Renaissance recueillera à la fin de chaque journée les manteaux qui seront demeurés accrochés sur les deux murs de la gentillesse, en vue de les remettre à Mission Old Brewery en décembre.

Avec la période des Fêtes qui arrive à grands pas, il s’agit d’un moment idéal, selon le directeur général de Renaissance, Éric St-Arnaud, de rappeler à la population «que donner, ça fait du bien».

«Je le répète souvent, mais la pandémie a créé des besoins immenses et l’hiver arrive. Donc, vous avez une conjoncture qui [entraîne] de grands besoins.»

La directrice des communications de Mission Old Brewery, Marie-Pier Therrien, ajoute que la hausse de l’itinérance «encore plus visible depuis la pandémie», l’inflation élevée et la crise du logement témoignent des temps particulièrement durs que vivent les personnes sans-abri.

Les autres services de soutien

Au-delà des manteaux accrochés aux murs de la gentillesse et des services offerts dans les refuges, Marie-Pier Therrien précise que les personnes en situation d’itinérance pourront se mettre à l’abri des intempéries dans le Café Mission Keurig, ouvert la nuit.

«En période hivernale, on essaie de l’ouvrir 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour que les personnes en situation d’itinérance puissent y prendre un café, se réchauffer, s’asseoir sur une chaise et accéder à une douche. Même si ce n’est pas un lit, il y a un lieu qui leur permet d’être au chaud.»

Un service de navettes assurant le transport vers des lieux d’hébergement de la métropole sera également disponible.

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