Soutenez

Un grand retour en présentiel pour le concours universitaire d’Ubisoft

Photo: Guillaume Ledoux / Métro

Des étudiants en conception de jeux vidéo de douze universités au Québec ont eu dix semaines pour créer le meilleur jeu sous le thème «arcade». Jeudi, le jury du concours universitaire d’Ubisoft testaient leurs prototypes. L’événement annuel en est à sa treizième édition. Celle de cette année a la particularité de marquer un retour en présentiel après quatre ans. L’engouement était palpable dans le studio d’Ubisoft.

Le calibre de la relève est impressionnant, constate la responsable du concours Isabelle Lacasse. «Chaque année je me dis, on ne peut pas être mieux que ça, puis à chaque fois c’est encore un peu mieux», nous explique-t-elle. L’évolution rapide des technologies de création et des formations universitaires permet cette amélioration constante selon elle.

Sur les lieux, des étudiants de l’UQAM, de l’École Nad-UQAC, de la Polytechnique, de l’École de technologies supérieures et de huit autres établissements présentent chacun un jeu visant spécifiquement à créer une expérience amusante et stimulante.

C’est ce qui fait la force des jeux d’arcade pour Chaddi Lebos, président du jury qui a participé à déterminer ce thème de l’édition 2023. Les jeux d’arcades mettent de l’avant «le jouet ou le core gameplay», dit-il, lui qui était fan du jeu d’arcade Contra. Il s’agit d’un plaisir instantané que le jeu peut procurer. Les préoccupations des développeurs de ce type de jeux ne sont pas tellement envers «les ambiances», «les univers» ou «la narration».

Les jeux des différentes équipes sont très variés. Le niveau de complétude des prototypes varie lui aussi. Si Soul Shaper, un «bullet hell» à la Galaga en trois dimensions d’une équipe d’étudiants de l’ÉTS, UQAC-NAD et de l’UQAT est déjà publié et jouable sur le site de jeux indie itch.io, Little Giant de l’équipe de l’UQAM possède encore quelques bogues à régler avant de pouvoir être montré au public. Des membres du jury se déplaçaient d’un ordinateur à l’autre pour essayer tous les jeux et une tablette permettait aussi au public de voter pour son jeu préféré.

Bullet hell: Un bullet hell, danmaku en japonais ou encore enfer de balles en français, est un style de jeu vidéo caractérisé par des combats de projectiles lesquels se présentent en si grande quantité qu’ils remplissent souvent presque la totalité de l’écran. Les bullet hell sont généralement très difficiles et nécessitent des réflexes aiguisé ainsi qu’une endurance acharnée.

Soul Shaper

Pour beaucoup de ces étudiants qui se lancent sur le marché du travail, le climat technologique et de conception vidéoludique actuel est très excitant. La «réalité virtuelle», la «démocratisation des puissants outils de développements» et «l’augmentation des studios indie» sont parmi les éléments qui engendrent le plus d’engouement pour ces créateurs de la relève.

Inscrivez-vous à notre infolettre et recevez un résumé, dès 17h, de l’actualité de Montréal.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.