Montréal

Trente-deux déversements en 2007 à Montréal

Petro-Canada a signalé, en 2007, 32 déversements accidentels de contaminants sur son site de l’est de Montréal.

Voilà ce qu’indiquent les données du ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), dont Métro a obtenu copie en vertu de la Loi d’accès à l’information.

Deux déversements se démarquent. Le 12 mai, 15 750 litres de distillat se sont échappés sur le site de la raffinerie. Le 20 juillet, il s’agissait de 20 000 litres d’asphalte liquide.

Une répétition inquiétante

Pour le Conseil régional de l’environnement (CRE), même si certains des 32 déversements sont minimes, leur répétition est inquiétante. Quant à leur gravité, André Porlier, président du CRE, est plus nuancé : «Quand un déversement a lieu sur la dalle de béton d’un quai de déchargement, c’est moins grave que si c’est un réservoir qui fuit et qui s’écoule directement dans le sol.»

La division des Rejets industriels de la Ville de Montréal précise que la majeure partie des quantités qui se sont échappées lors de ces trois déversements ont été récupérées et qu’il n’y avait pas de risque pour la santé publique.

La raffinerie dispose de son propre système de récupération pour éviter que les égouts de la Ville aient à assumer le traitement de ses déchets. Au moment de mettre sous presse, il a été impossible d’avoir la réaction de Petro-Canada.

Moins de déversements depuis le lock-out

Il y aurait moins de déversements à la raffinerie de Petro-Canada depuis le lock-out, d’après les données obtenues par Métro auprès du ministère de l’En­vironnement. Mais selon le syndicat des employés, la direction de la raffinerie cacherait certains déversements.

Depuis le lock-out du 17 novembre 2007, 139 cadres de la raffinerie font le travail des 258 employés en lock-out. Le syndicat prétend que la sécurité des riverains est en jeu, certaines des habitations étant situées dans le rayon de 1 350 mètres pour lequel un accident majeur s’avérerait dramatique.

Néanmoins, durant les quatre premiers mois de lock-out, cinq déversements ont été signalés par Petro-Canada au ministère de l’Environ­nement et à la Ville de Mont­réal. C’est moins que les 30 déversements signalés durant les 11 premiers mois de 2007, soit avant le lock-out.

Mais selon les syndiqués, Petro-Canada a caché deux déversements en décembre 2007 et en mars 2008. La direction a démenti et indiqué qu’il s’agit plutôt de cas de bris de conduites des eaux usées.

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