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Le cynisme? Connaît pas!

Marie-Luce Pelletier-Legros, Métro

À 23 ans, Cathy Wong, membre du Jeune conseil de Montréal, est l’antithèse du stéréotype
du jeune adulte blasé et cynique.

«J’ai décidé d’être actrice dans le monde, pas spectatrice. Je crois que maintenant, plus que jamais, nous avons les outils nécessaires pour changer les choses, et il faut s’en servir pour changer le monde», affirme-t-elle avec les yeux brillants.

Voyages, voyages…

À l’adolescence, Cathy Wong, née de parents vietnamiens ayant fui la guerre, a voyagé dans
plusieurs pays asiatiques en voie de développement. Des expériences qui influenceront fortement la jeune femme.

«Quand je suis revenue, j’étais sous le choc. J’ai vraiment compris la chance que j’avais. Toute ma vision des choses a changé. J’ai réalisé tous les privilèges que l’on avait, comme l’accès à l’éducation ou à un système de santé, et je me suis mise à remettre en question ces privilèges-là, explique-t-elle. À l’école, j’ai pu participer à un club de débat qui m’a permis d’exprimer mes idées, l’indignation que je ressentais à l’intérieur de moi, et de me pencher sur des enjeux qui ne me touchaient pas auparavant.»

Ayant ainsi pris goût à la rhétorique et à la politique, elle participe à différentes simulations parlementaires au niveau provincial, notamment. Ce qui l’amène, à la fin de l’adolescence, au Jeune conseil montréalais, qui permet à des jeunes de 18 à 30 ans de baigner dans la vie politique municipale pendant trois jours. Celle qui en est à sa sixième simulation cette année agira à titre de présidente du conseil exécutif.

Un remède au cynisme

Cathy Wong croit que si certains jeunes sont si cyniques et si blasés de la chose politique, notamment après deux campagnes électorales coup sur coup, c’est que bien peu ont la chance d’y être initiés.

«Selon moi, il devrait y avoir des cours dans les écoles primaires et secondaires qui permettraient aux jeunes de comprendre la politique, la démocratie qui les entoure, afin qu’ils s’approprient tous ces moyens-là et les utilisent pour s’impliquer. Il faut leur dire qu’ils ont un impact sur la société.»

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