Montréal

Logements sociaux réclamés

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) accuse les conservateurs et les libéraux d’inaction, une inaction qui aurait privé le Qué­bec de 52 000 logements sociaux en 15 ans.

L’organisme doit présenter ce matin son étude évaluant les effets du retrait du financement fédéral décidé par les conservateurs en 1993 et appliqué par les libéraux en 1994.

«Avant le 1er janvier 1994, tous les logements sociaux se faisaient avec l’argent du fédéral, a expliqué le coordonnateur du FRAPRU, Fran­çois Saillant, à Métro. Depuis, le gouvernement ne contribue plus directement aux constructions.»

Le regroupement interpelle donc les partis fédéraux en campagne. «La lutte à la pauvreté est carrément mise de côté. On joue plus sur des questions d’image que sur des questions de fond, comme la pauvreté, remarque M. Saillant. Si les conservateurs sont majoritaires, ça ne semble pas du tout prometteur pour les mal-logés. On aimerait des engagements du Parti libéral. Pour l’instant, ce n’est pas clair.»

La demande du FRAPRU est simple : un retour de l’investissement direct du fédéral pour le logement social. L’organisme évalue les besoins à 2 G$ par année.

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