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Engagée pour un transport vert et durable

Un coup d’Å“il au curriculum vitae bien garni de Julie Guicheteau suffit à impressionner. Cette étudiante de 27 ans à la maîtrise en ingénierie civile, spécialisée en environnement, dit le plus naturellement du monde que «lorsqu’on a la volonté de faire les choses, ça vient presque tout seul».

Engagée dans plusieurs dossiers touchant le sort de la planète, elle a récemment ajouté à sa longue liste de réalisations et de distinctions la première bourse Laure Waridel. Son projet de maîtrise, intitulé Facteurs de succès de projet de mobilité durable, lui a valu cette récompense. «Avec cette recherche, l’idée est de mettre concrètement de l’avant le transport actif, le transport en commun et le covoiturage, ex­plique-t-elle. J’espère arriver à des conclusions intéressantes.»

En comparant les initiatives de plusieurs pays, Mme Gui­cheteau souhaite faire ressortir les aspects positifs de la mobilité durable afin d’influencer nos propres actions. Bus, tramways, quartiers aménagés favorisant le vélo ou la mar­che, les exemples à étudier ne manquent pas. De l’aveu de l’étudiante, le défi est colossal : «Je me sens au bas d’une montagne qu’il me reste à gravir!» dit-elle.

À la suite de ses recherches sur les déplacements durables, elle a également l’intention de partager ses pistes de solutions avec plusieurs instan­ces décisionnelles.  Elle a déjà reçu l’appui d’Équiterre pour une éventuelle diffusion de ses conclusions.

L’engagement croît avec l’usage

Le côté engagé de Julie Gui­cheteau ne date pas d’hier. Déjà à l’école primaire, elle faisait signer des pétitions. Plus tard, sa participation au comité environnemental de l’École Polytechnique (Poly­Sphère) viendra accroître son intérêt pour les enjeux verts. «J’ai fait mon baccalauréat en génie physique, et une des raisons pour lesquelles je me suis dirigée vers une maîtrise en génie civil spécialisé en environnement a sûrement été mon implication à PolySphère», explique-t-elle.

Vice-présidente au commerce équitable, responsable du Défi climat, conférencière auprès de divers groupes, elle  avoue que son engagement à l’université lui deman­de beaucoup. Mais où trouve-t-elle le temps de mener de front son projet de maîtrise et toutes ses autres activités? «Je suis assez organisée, dit-elle. Si j’avais plus de temps, j’aimerais en faire davantage.»

De plus en plus conscientisés

Même si l’environnement lui est cher, l’étudiante estime que chacun est libre de ses choix et de ses gestes. «C’est délicat d’exiger des comportements écologiques des citoyens, confie-t-elle. Au­près de mon entourage, je me permets parfois un commentaire, mais je n’insiste pas.»

Elle estime pourtant que les mentalités changent pour le mieux. À Montréal par exemple, les actions des dernières années en faveur d’une maximisation du transport en commun témoignent, selon la jeune femme, d’une plus grande conscientisation de la population en matière d’environnement.

Optimiste, elle croit que la portée de nos gestes à l’égard de notre milieu de vie va au-delà des impacts strictement écologiques. Elle dit étudier le concept de moblilité durable dans un souci d’équité entre l’économie, l’environnement et la société. 

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