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Petit geste deviendra grand

Selon Leslie Desor­mes, tout le monde peut choisir d’être leader. Grâce à son esprit d’entreprise et à sa volonté d’agir, cette jeune femme de 28 ans a réussi à mettre sur pied, avec un groupe d’amis, un club au sein d’UNICEF afin d’inciter les jeunes professionnels à poser des gestes philanthropiques concrets sur le plan international.

«Un groupe d’amis et moi nous demandions ce que nous pouvions faire pour aider, raconte l’ingénieure informatique de formation. Nous avons pensé à l’UNICEF, en remarquant que cet organisme ciblait, dans ses campagnes de sensibilisation et ses actions, les enfants et les baby-boomers. Les jeunes professionnels étaient un peu laissés pour compte. Comme ce sont des personnes généralement très occupées et très sollicitées, nous nous sommes demandé ce que nous pourrions faire pour stimuler leur intérêt.»

Peaufinant leur idée pendant deux ans, Mme Desormes et son groupe ont réussi à convaincre l’UNICEF de la validité de leur concept. En mai 2006, le Club Jeunes leaders UNICEF était officiellement lancé.

«Le Club veut sensibiliser les jeunes professionnels à certaines causes, tout en les incitant à poser des gestes concrets pour aider», précise Mme Desormes. Le Club ne cherche donc pas seulement à recueillir des dons, mais à inciter les gens à agir, en organisant, par exemple, un événement caritatif.

Toutes les idées sont les bienvenues. «Victor Charle­voix, par exemple, organise chaque année un party d’Halloween pour amasser des fonds qui sont ensuite remis au Club, explique la présidente de l’organisme. Nous avons déjà eu un défilé de mode et un party de salsa.»

Une cause différente chaque année

Après avoir fait campagne en 2006 pour lutter contre le sida et l’an dernier pour acheter des filets imprégnés d’insecticide afin de protéger les enfants de la malaria, le Club souhaite cette année offrir des bourses d’études à des jeunes filles du secondaire au Kenya.

«Avec 1 875 $, nous pouvons envoyer une fille à l’école pendant un an», souligne Mme Desormes. Et l’organisme a déjà recueilli 12 750 $ le premier jour de sa campagne, lors du cocktail de lancement. Mme Desormes se réjouit de savoir qu’elle pour­ra offrir une bourse à au moins six jeunes Kényanes.

Chaque petit geste vaut son pesant d’or

«On ne choisit pas où on naît, souligne Mme De­sormes. Nous avons la chance de vivre dans un pays stable, où il n’y a pas de bombes qui nous tombent sur la tête. Nous devrions utiliser cette chance pour aider ceux qui en ont moins.»

Et Leslie Desormes est de celles qui passent de la parole aux actes. Présen­tement de retour sur les bancs d’école pour obtenir une maîtrise en administration des affaires aux HEC de Montréal, elle prend tout de même le temps de s’impliquer au sein de son association étudiante tout en continuant de présider le Club Jeunes leaders UNICEF avec énergie.

La jeune femme est con­vaincue de l’importance de l’implication de tous et chacun. Et contrairement à l’idée largement répandue, Mme De­sormes croit que les jeunes de la génération Y sont nombreux à être actifs dans la société.

«Les gens de ma génération sont souvent dépeints par les médias et les baby-boomers comme des individualistes qui ne pensent qu’à eux et à l’argent. Pourtant, le nombre de personnes qui sont venues nous voir ces deux dernières années parce qu’elles voulaient faire leur part m’a impressionnée. Ça m’a montré que nous ne sommes pas si individualistes que ça.»

Mme Desormes ajoute qu’elle voit d’un bon oeil l’impact des technologies sur cette génération. «Je crois que l’internet et tous les médias qui nous entourent nous ouvrent à ce qui se passe ailleurs. Les frontières n’existent plus, nous ne pouvons pas ignorer les autres. Si tout le monde se dit cela, si les jeunes agissent en conséquence, les choses changeront peu à peu, et ce sera merveilleux.»

Pour le moment, le Club Jeunes leaders UNICEF est unique dans la région de Montréal.«Notre but est d’étendre le club ailleurs au Québec et au Canada», précise la jeune femme.

«La force du Club est son équipe», tient-elle à mentionner, profitant de l’occasion pour inviter les personnes intéressées à se joindre au Club, qui est en recrutement.  

Et à ceux qui n’oseraient pas se lancer dans la réalisation d’un projet, Mme De­sormes rappelle que c’est avec de la persévérance et de la patience qu’on réussit à faire une différence… un petit geste à la fois.

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