Soutenez

Le syndicat du Journal de Montréal espère que le conflit sera bref

Les syndiqués du Journal de Montréal mis en lock-out samedi ont organisé une première manifestation, hier. La majorité des 253 travailleurs se sont réunis devant les locaux du journal de la rue Frontenac pour prouver à leur employeur que malgré le conflit de travail, ils  n’avaient pas desserré les rangs.

Moins de six mois après la fin du lock-out au Journal de Québec, le président du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM), Raynald Leblanc, s’est dit prêt pour la guerre. L’espoir d’une résolution rapide ne s’est cependant pas encore évaporé.

«On espère que ce sera le plus court possible, a déclaré M. Leblanc en entrevue à Métro. Mais si ça devait être long, on est équipés pour que ça dure très longtemps.»

Dans un message aux lecteurs publié dans la livraison de samedi, la présidente et éditrice du Journal de Montréal, Lyne Robitaille, a affirmé que le lock-out était inévitable.

Selon elle, le STIJM, affilié à la CSN, refuse le dialogue et a choisi de livrer bataille pour sauvegarder des privilèges qui ont été accordés dans un monde qui n’existe plus.

Quebecor continue de publier Le Journal de Montréal durant le lock-out de ses employés.

Les raisons du conflit
Les négociations qui avaient cours entre Quebecor et le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM) depuis le début du mois de janvier ont été rompues vendredi. Quelques heures plus tard, un lock-out a été décrété par l’employeur.

Quebecor souhaitait notam­­ment augmenter de 25 % les heures de travail de ses employés, sans rémunération supplémentaire. Les avantages sociaux étaient également au cÅ“ur des négociations, alors qu’une réduction de 20 % était envisagée par Quebecor. Enfin, l’empire prévoyait supprimer quelque 75 postes.

«La nouvelle réalité médiatique commande des changements importants dans les façons de faire, a expliqué par voie de communiqué Lyne Robitaille, éditrice du Journal de Montréal. Les employés et leur syndicat ne cessent de faire valoir qu’ils ont été les artisans du Journal de Montréal. Cela ne leur donne pas le droit de prendre son avenir en otage.»

Raynald Leblanc, président du STIJM, assure au contraire que le Syndicat a toujours privilégié la négociation.

«On avait déjà plié beaucoup, a-t-il rappelé. On avait plié sur la durée de la semaine de travail, sur le temps supplémentaire accordé, sur le multiplateforme et le multitâche. On avait fait preuve d’ouverture, mais l’emplo­yeur est resté sur ses positions.»

Les syndiqués décideront aujourd’hui, au cours d’une Assemblée générale, des moyens de pression à adopter. Ils ont cependant déjà fait parvenir aux chroniqueurs du Journal une lettre les enjoignant à ne pas poursuivre leur collaboration pendant le lock-out. Cette demande a été reprise par les porte-parole de Québec solidaire, Françoise David et Amir Khadir, qui ont donné leur appui aux travailleurs en lock-out hier.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.