Les grands logements de plus en plus rares
Les familles montréalaises devront faire preuve de flexibilité si elles veulent se trouver un grand logement au cours de la prochaine année.
Selon l’Enquête sur les logements locatifs publiée hier par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le taux d’inoccupation des logements de trois chambres à coucher et plus sur l’île de Montréal est passé de 2,3 % à 1,1 % au cours de la dernière année. Dans la grande région métropolitaine, ce taux a glissé de 2,2 % à 1,2 %.
«Il risque d’y avoir bien des gens en difficulté le 1er juillet, s’est inquiété le coordonnateur du Front d’Action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), François Saillant. Le problème réside dans le fait que le marché privé s’est désintéressé des familles. Les logements qui se construisent sont trop petits.
Le Canada n’y échappe pas
La SCHL prévoyait, en mai dernier, que le taux d’inoccupation des logements dans le grand Montréal augmenterait. Le taux a plutôt fléchi, passant de 2,9 % à 2,4 % en un an. La situation a été similaire au pays.
«La demande de logements locatifs a augmenté au Canada grâce au niveau élevé de la migration, à la croissance de l’emploi chez les jeunes et à l’écart important entre le coût de la location et de la possession d’une habitation», a expliqué Bob Dugan, économiste en chef au Centre d’analyse de marché de la SCHL.
Des loyers plus dispendieux
Au-delà de la rareté des logements, le coût d’un loyer que doit défrayer un locataire inquiète les défenseurs. Le loyer moyen d’un logement de deux chambres à coucher est passé, à Montréal, de 647 $ à 659 $ en un an, soit une hausse de 2 %.