Des bus hybrides pour la STM, mais pas avant 2010
La Société de transport de Montréal (STM) a indiqué hier que des autobus hybrides sillonneraient les rues de Montréal… mais pas avant 2010.
La STM doit attendre qu’une clause dans son contrat d’achat de 202 autobus articulés lui permette de demander au fournisseur Nova Bus d’en convertir une partie à l’hybride.
Le nombre d’autobus articulés qui seront munis de cette technologie devrait demeurer restreint, mais dès 2011, la STM prévoit enclencher un important processus d’achat.
«Nous prévoyons commander plusieurs centaines d’autobus hybrides, a précisé Odile Paradis, chef des affaires publiques de la STM. Pour le moment, nous en sommes à réaliser le montage financier.»
Un autobus hybride coûte près de 200 000 $ de plus qu’un autobus standard, dont le prix oscille entre 400 000 $ et 450 000 $.
Selon René Allen, vice-président au développement de produits chez Nova Bus, la STM devrait récupérer son investissement additionnel en neuf ans.
«Pour le moment, l’hybride n’est pas une solution économique, mais une solution environnementale, a-t-il expliqué. La technologie hybride n’est pas rendue au point de permettre un retour rapide sur investissement.»
Essais comparatifs concluants
La STM a présenté hier les résultats de ses essais comparatifs menés d’avril 2008 à mars 2009 sur des autobus standards et hybrides.
Il en ressort que les autobus hybrides ont consommé, en un an, 30 % moins de carburant que les autobus à propulsion diesel. Cela correspond à une économie de 20 L/100 km lorsque l’autobus effectue de 2 à 10 arrêts par kilomètre et roule à une vitesse moyenne de 18 km/h.
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de gaz carbonique (CO2) d’un autobus standard ont également été réduites de 30 % et 36 % respectivement par la technologie hybride.
«Pendant les premiers mois de tests, tout allait bien, on ne trouvait presque pas de défauts à l’autobus hybride. Jusqu’à ce que le temps froid arrive», a souligné Luc Tremblay, ingénieur à la STM.
Car, bien qu’il demeure plus économe en carburant que l’autobus standard, l’hybride ne présente pas un avantage aussi net lorsque la température chute sous le point de congélation.