Les restos qui ne dorment jamais
«Quand aller se coucher/N’est pas une solution/Nos cerveaux embrouillés/N’envisagent qu’une option/Patates, sauce brune et fromage/Font un excellent ménage/Passé trois heures et demie/C’est de la grande gastronomie.»
Si, à la sortie des bars, la plupart des Montréalais se dirigent vers leur lit, d’autres font comme Mes Aïeux dans leur Hommage en grains et étirent leur soirée autour d’une pointe de pizza ou d’une poutine.
Pas aussi insomniaque que New York, Montréal possède tout de même quelques lieux qui ne dorment jamais. Bienvenue dans l’univers des restos 24 heures.
«Le gros de l’action de nuit commence à 1 h du matin et se termine vers 4 h 30, 5 h, explique Marc Latendresse, propriétaire de La Banquise, resto réputé pour servir l’une des meilleures poutines en ville. Si tu arrives entre 1 h et 4 h, tu risques d’attendre avant de t’asseoir.»
Le succès de ces établissements ne se dément pas. Que se soit le classique Belle Province ou le kitsch Roi du smoke meat, sur Saint-Hubert, le choix d’ouvrir 24 heures sur 24 n’est pas un dilemme. «C’est une grosse partie du chiffre d’affaires», confesse M. Latendresse, qui indique que les quarts de travail entre 22 h à 6 h le jeudi, le vendredi et le samedi sont les plus populaires de toute la semaine à La Banquise.
Les oiseaux de nuit
La plupart des clients nocturnes sont des gens qui ont festoyé pendant la nuit. Mais il y a aussi les clients réguliers, comme les travailleurs de soir et de nuit. Vers 4 h 30, il y a encore des gens qui arrivent à La Banquise, comme les portiers des bars.
Les oiseaux de nuit sont variés et provoquent toutes sortes de débordements. «C’est généralement plus drôle que déplaisant», affirme Marc Latendresse, qui ajoute que le poste de police situé à proximité calme l’ardeur des plus récalcitrants.
Il était une fois dans un resto la nuit…
Les restaurants 24 heures nous en font voir de toutes les couleurs. Et on ne parle pas des petits pois dans la poutine et des ananas sur la pizza. Métro a fait une petite enquête dans son entourage pour dénicher quelques anecdotes survenues dans ces établissements de la métropole.
- Le classique : Vous avez bu, beaucoup bu. Et maintenant vous mangez. 1 +1 = 2 : vous vomissez dans votre assiette à la pizzeria.
- Le paresseux : C’est la nuit, votre lit vous manque. Vous allez aux toilettes et… vous vous endormez assis sur la cuvette.
- L’insultant : Votre ami va aux toilettes, c’est long et vous décidez d’aller voir ce qui se passe. L’employée qui flippe des boulettes trouve ça louche et vous engueule… croyant que vous pratiquez le plus vieux métier du monde. Coin Saint-Laurent et Sainte-Catherine, c’est fort possible!
- L’héroïque : Vous êtes au café où vous travaillez sans toutefois être de service. Votre collègue s’en va aux toilettes et vous gardez un Å“il sur le comptoir. Ce qui devait arriver arrive. Un client s’empare de l’argent de la caisse… Les policiers viennent prendre le café avec vous!